Affront de Meckassoua sur RFI : un flop médiatique qui délie des langues discrètes

Kangbi-ndara.info/ La réaction d’Abdou Karim Meckassoua, député du 3ème arrondissement de Bangui et ancien président de l’Assemblée nationale, ce mardi matin sur RFI, de nature à faire un pataquès fait plutôt tilt. Conséquence : ses origines identitaires étrangères et des détails inédits sur ces liens avec les groupes armés sont exposés par certains de ses confidents anonymes.

La contre-attaque médiatique d’Abdou Karim Meckassoua de ce mardi sur RFI, au lieu de séduire l’opinion, tombe plutôt comme un cheveu dans la soupe.

Pour ceux qui affirment mieux connaitre Meckassoua et ses stratagèmes politiques, cette faute à pas de chance est constituante des « salades » qui pourraient l’amener à tomber dans les pommes, perdre connaissance.

« C’est du délire si Meckassoua prétend que la Cour des Comptes l’aurait blanchi alors que la Haute Autorité Chargée de la Bonne Gouvernance vient de l’épingler pour détournement et malversation. Veut-il prouver qu’il tient la Cour des Comptes ? Je n’ai pas connaissance de ce rapport mais c’est quand même incohérent si nous prenions en compte les démarches de la Haute autorité de la bonne gouvernance. Meckassoua a pris de l’argent destiné au fonctionnement de l’Assemblée pour payer une facture qu’il a contracté avant d’accéder au perchoir. Cela constitue évidemment un acte de détournement. J’ose croire que la Cour des Comptes ait prise tous ces aspects en compte dans son rapport lavant Meckassoua de tous soupçons », rappelle Jean Symphorien Mapenzi, élu de la nation, 1er vice-président de l’Assemblée national et un des principaux acteurs de la destitution de Meckassoua.  

Ravitaillé au quotidien par les corbeaux, Meckassoua demeure omni présent dans la gestion de l’Assemblée nationale. Il laisse un goût acre pour ses détracteurs politiques en se contentant de ne citer que des fonctions au lieu des noms de ceux accablés par ledit rapport. Evidemment, le contenu de ce rapport est connu par Meckassoua avant toutes les autorités du pays.

A la surprise de ceux qui prétendent le connaitre, Meckassoua se révèle dans ses réponses au journaliste de RFI un opposant à l’accord de paix et de réconciliation signé par le Gouvernement et les groupes armés dans le pays en évoquant un « deal » conclu entre le Président Touadera et ces derniers.

« Il pond des mensonges, il dénigre sans ciller les Autorités nationales, il prétend se mettre au-dessus de la mêlée en paraissant un leader alors que tous savons comment il a été élu et par quelle tractation Touadera a fait de lui président de l’Assemblée. Je me demande s’il a réellement des partisans comme il prétend en avoir dans le pays hors mis le groupuscule des gens encore à sa solde », se questionne Mathurin Dimbelet, député et de Sosso Nakombo et deuxième vice-président du  bureau parlementaire centrafricain.

« Moi je connais Meckassoua, il est un nigérien. Des fois je me demande  pourquoi fait-il tant de mal à ce pays ? Son acte de naissance a été falsifié. Si jamais Karim devient Chef d’Etat en Centrafrique, je vous le jure, il ne le deviendra pas pour les musulmans ni pour les chrétiens. Karim fait tout pour plaire aux blancs. Lors de la compagne présidentielle de 2015 j’étais avec Karim  à Bambari, n’était-ce pas Ali Ndarassa qu’il avait reçu discrètement ? A Kaga-Bandoro n’avait-il pas, la même période, donné deux millions à Al-Khatim du MPC ? Karim peut-il courageusement parler sans bégayer en face d’Abdoulaye Hissen ? Pourquoi Gon-Baba continu de lui payer son salaire de député sachant qu’il est empêché dans la durée ? », interrogations émises par un personnel de l’Assemblée dite proche de Meckassoua.

En effet, curieusement, dans son entretien à RFI, Meckassoua a préservé la gestion de Laurent Gon-Baba, actuel président de l’Assemblée nationale, considéré comme prototype de l’ancien PAN, pour hisser haut celle de l’ancien président du Conseil national de transition (PCNT) que Karim ait volontairement choisi de taire le nom. A en croire des sources anonymes au sein de l’administration parlementaire centrafricaine, Meckassoua a toujours la main mise sur la direction des finances de l’Assemblée nationale qui lui paie mensuellement son salaire de député.

Plus d’un à Bangui voudraient savoir comment Meckassoua a eu le fameux rapport de la Cour des Comptes avant tout le monde s’il n’y a pas eu complicité ? Aussi, qu’en est-il de ses liens latents avec Laurent Gon-Baba dont la gestion est sujette à controverse ?

A suivre…

La rédaction




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