Étrange suspension de la délivrance des cartes de séjour: le Ministre Wanzet menace la sureté nationale


Kangbi-ndara.info/ Par Note de service au lieu d’un Arrêté, le Ministre de l’Intérieur, chargé de la Sécurité Publique, Henri Wanzet Linguissara, suspend jusqu’à nouvel ordre toute délivrance des cartes de séjour en RCA. Une décision qui, selon certaines sources proches du dossiers, menace la sécurité intérieur de l’Etat

« Une démarche est en cours pour la production dans un bref délai de Cartes de séjour sécurisées, conformément aux normes internationales requises », précise la note, ci-dessous indiquée, qui prend effet à compter du mercredi 03 juillet 2019. La décision intervient alors que plusieurs cartes de séjour sont en cours de validité et que la mesure pourrait être source d’incidences diplomatiques.

Mais que cache cette Note prise dans la foulée au lieu d’un Arrêté ?

En effet, tout serait parti d’un projet d’offre spontanée de la société Almadina relative à la production des documents administratifs sécurisés, à savoir carte nationale d’identité, carte de séjour, etc… et dont le marché de « construction-opération-transfert », aurait été attribué par le général Wanzet à la société Almadina.

L’acte du Ministre Wanzet parait non seulement de la haute trahison, mais aussi et surtout la mise en danger de la sécurité intérieure de l’Etat pour assouvir une fois de plus ses intérêts particuliers. Et cela va être prouvé par les Observations émises par la Direction Générale des marchés Publics (DGMP) sur ledit contrat.

Selon la DGMP, le contrat n’offre aucun plan d’investissement, le partenaire fixe lui-même la durée de validité des documents, soit 5 ans au lieu de 10, il sollicite une exonération totale des impôts et taxes sur son activité, et fixe à 1000f par exemple la part de l’Etat sur la carte nationale d’identité contre 15.000f le prix unitaire, soit pour 500.000 CNI produites, le prestataire gagnera 5milliards de FCFA contre 500millions seulement pour l’Etat.

Une autre absurdité soulignée par nos sources, la société impose le visa à tous les Etrangers sans tenir compte des conventions internationales ni du principe de la réciprocité.

Almadina demande à l’Etat centrafricain de prendre des mesures législatives pour imposer l’usage des cartes d’identité lors des élections futures, ce qui est contraire à la loi. En plus, cette société demande à l’Etat de lui accorder à titre exceptionnel une liberté de conversion et de rapatriement de ses bénéfices au lieu de bancariser les recettes pour une meilleure traçabilité et transparence. Tout ceci au grand mépris du caractère particulier du marché qui touche à la sécurité intérieure de l’Etat.

Plusieurs questions en suspens…

Quel est le coût global du projet ? Combien le Ministre Linguissara a-t-il déjà perçu ? Quid de la valeur des rétrocessions des installations au terme du contrat ? Pourtant, ces cartes de séjour demeurent une grande source de revenus pour l’Etat centrafricain. A titre d’illustration, générant en moyenne un plafonnement de 72 millions de fcfa par an dans les années 1995 – 1998, ce chiffre a grimpé à 275 millions dans les années 2008 – 2012 et, depuis ces dernières années à ce jour, leurs délivrances génèrent quelques 350 millions au profit du Trésor public grâce au sens élevé  du protectionnisme économique de l’actuelle équipe de la direction de l’Immigration.

Mais ce n’est pas tout !

Nos informateurs sérieux d’ajouter qu’en plus du contrat signé par le Ministre de la Sécurité Publique dans des circonstances floues avec la société Almadina, Henri Wanzet Linguissara s’est permis le luxe de vendre à Almadina, le bâtiment administratif situé à l’intersection de la Rue Charles Rognon et la Rue Emile Gentil sur l’Avenue du Président Léopold Sédar Senghor, ancien bureau du Ministère de la sécurité publique. Heureusement, une décision de son homologue de l’Urbanisme a permis de sauver le bâtiment.

A suivre…




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