Malversations financières et corruption chroniques en Centrafrique : la Haute Autorité de la Bonne Gouvernance tire la sonnette d’alarme

Kangbi-ndara.info/ L’institution centrafricaine en charge de la bonne gouvernance entend déposer plainte contre l’Etat centrafricain pour des graves malversations et actes de corruption enregistrées à l’Assemblée nationale et au sein du gouvernement depuis  les trois dernières années. Cette volonté de rompre avec le silence sur les maux qui asphyxient les finances publiques est exprimée ce vendredi matin 02 août 2019 au cours d’un point de presse animé par Dr Guy-Eugène Demba, président de la Haute autorité de la bonne gouvernance (HABG).

A l’Assemblée nationale trois dossiers en cours de traitement et les rapports sont toujours attendus par la HABG précisément le cas des présumées malversations de l’ancien président parlementaire Abdou Karim Meckassoua alors en exercice; le pot-de-vin des exploitants miniers chinois impliquant plusieurs élus de la nation et des soupçons de détournement de fond pesant sur l’actuel bureau.

Au Gouvernement, selon Dr Guy-Eugène Demba, les départements ci-dessous sont sur la sellette pour corruption, malversation et détournement :

Ministère des Transports et de l’Aviation Civile (Gestion des Taxes Aéroportuaires)

Ministère de la Défense Nationale et de la Reconstruction de l’Armée Nationale (motifs non révélés)

Ministère de la Sécurité Publique (Collectif des policiers, Collectif des Retraités de la Police, la Fanfare, Collectif des Militaires Retraités et Production de documents administratifs) ;

 Ministère des Travaux Publics (Fonds d’Entretien Routier) ;

Ministère de l’Énergie (le Département lui-même, l’ASRP et la SOCASP) ;

Ministère de l’Environnement (Taxe Carbonne/ Fond Nationale de l’Environnement) ;

Ministère des Eaux et Forêts (Redevances Forestières)

La HABG aussi indiqué que la SUCAF est également sur la liste des entreprises entachées par les mêmes motifs.

Le Ministère des Finances et du Budget est exempté.

Par ailleurs, la HABG dit avoir tout mis en œuvre pour une implication conséquente de la justice centrafricaine afin que les présumés responsables soient connus des Centrafricains, qu’ils répondent de leurs actes selon la loi en vigueur en République Centrafricaine.

La HABG est la toute jeune institution de l’Etat centrafricain. Elle a vu jour en 2017 et deux plus tard elle est sur pied avec traitement de plusieurs dossiers avec production de rapports concernant les sociétés COMIGEM et ORGEM, l’ARMP, l’ORCCPA, les PONTS BASCULES sur le corridor Beloko-Bangui, le Syndicat du Ministère de l’Administration du Territoire en lien aux décrets de nomination de Préfets et Sous-préfets.

Dr Guy-Eugène Demba a conclu en rappelant que tous les rapports produits par la HABG de 2017 à 2019 ont été remis au Président de la République, Faustin Archange Touadera et au président de l’Assemblée nationale, El Adj Laurent Gon Baba pour toute fin utile.

La rédaction    




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