08 mars : les mots d’une femme pour soulager les maux d’une société

Kangbi ndara.info/ Un homme, une femme. Une société multiforme à base du concept genre. Pour y parvenir, le chemin  est long et difficile. Mais l‘enjeu est de taille. Mme Isabelle Edith VACKAT, vice-présidente du Haut Conseil de Communication, tout comme les femmes vertueuses de Centrafrique, voit plus loin que leurs bouts de son nez.

C’est en grande pompe que les femmes Centrafricaines, à l’instar  des autres femmes du monde, célèbrent ce 08 mars la journée mondiale de la femme autour du thème: Autonomisation de la femme et relèvement économique.

A peine, les femmes ont fini d’embrasser l’idée de parité 50/50, qu‘une question surgit dans tous les esprits. Un an après le lancement de ce slogan, le bilan est plutôt flatteur. Certes, la loi instituant la parité 50/50 a été votée. Mais pour atteindre les objectifs contenus dans l’article 07 de cette loi, il faut un processus et un investissement.

Le groupement des femmes professionnelles de medias de Centrafrique a compris les enjeux de l’autonomisation de la femme. Sous l’égide de Mme Isabelle Edith VACKAT, une réunion  consacrée à la thématique du 08 mars 2018, s’est tenue un jour avant la célébration de la journée dédiée aux Femmes, dans l’enceinte de Radio Centrafrique. Le ministre de la communication, porte-parole du gouvernement, Ange Maxime KAZAGUI, le président du Haut conseil de la Communication, Jose Richard POUAMBI et d’autres figures médiatiques Centrafricaines y ont pris part.

Mme Isabelle Edith VACKAT s’est confiée à notre rédaction. Voici l’intégrité de son interview.

Que représente, selon vous, la journée du 08 mars ?

La journée internationale de la femme qui est célébrée le 08 mars de chaque année a vu le jour grâce à la détermination de certaines femmes d’origines Européennes. Autre fois, les pays de l’Europe ont aussi connu des périodes de turbulence, caractérisées par des séries de révolutions. Les femmes à l’époque étaient considérées comme des enfants. Elles sont misent sous tutelle de leur maris, elles n’ont pas droit de travailler et beaucoup de choses leur sont interdites. Certaines ont payé le prix fort avec leur vie, d’où l’essence de la journée internationale de la femme. Grâce à leur combat, l’ONU a reconnu le droit des femmes et aujourd’hui on commémore cette journée en Centrafrique.

Un an après le lancement de la parité 50/50, le bilan est plutôt flatteur. Mais peut-on pour autant, dire que la Centrafricaine est autonome ?

La femme Centrafricaine comparée à d’autres femmes doit quand même se réjouir. Entant que femme, je n’ai jamais eu de contrainte, je me suis toujours considérée comme une femme autonome, même étant petite à l’école et à l’Université. Je parle ici en termes de liberté d’expression, la liberté d’aller et venir. A ce stade, la femme Centrafricaine n’est pas sous contrainte d’une religion ou d’un quelconque groupe influent. Du temps où je suis libre de mes mouvements, je pense que la femme Centrafricaines est autonome.

Partager-vous l’avis des gens qui disent : la femme est un sexe faible ?

La notion de sexe faible dépend de celui qui l’utilise. J’ai toujours dis à mes consœurs que l’homme et la femme ou les garçons et les filles sont pareils. Je suis née dans une famille de 10 enfants, 2 garçons et 8 filles. Nos parents nous associent toujours aux mêmes taches que les garçons accomplissent. A ce que je sache, l’homme et la femme doivent contribuer à part égale en ce qui concerne les taches, que ça soit ménagère ou professionnelle.

Avec ce rythme, comment envisagez-vous, l’avenir des femmes d’ici 2030 ?

Quand j’étais encore à l’université, j’ai toujours dit que la RCA appartient aux femmes. Sur le plan effectif, les femmes sont plus nombreuses que les hommes et ont dit toujours que c’est la majorité qui prime. Vous le savez j’espère ? Donc la RCA appartient aux femmes. Même si la situation politique, économique et sociale ne permet pas aux femmes de prendre de l’avance sur les hommes. Vous êtes sans ignorer que les femmes sont partout, que ça soit dans la résolution de la paix, dans le commerce, dans le foyer, dans l’éducation et j’en passe. J’ai de forte conviction que 2030 on va équilibrer la tendance car de nos jours, les femmes sont conscientes de leur potentialité.

Vous êtes femme, vous occupez un poste important, quel est votre petit secret ?

L’honnêteté, la responsabilité, la détermination, la volonté, le travail bien fait et surtout le respect que j’ai envers mes collaborateurs.

Un dernier mot à l’endroit de toutes les femmes de Centrafrique ?

Je demande à toutes les femmes de faire du 08 mars une journée d’autoévaluation. Nous devons connaitre nos droits dans et ce dans tous les domaines. Quand le décret d’application de la loi instituant la parité 50/50 sera promulgué par le Chef de l’Etat, nous devrons être prêtes pour relever le défi. Je sais qu’il y a des femmes capables dans l’administration publique, privée et même dans le secteur informel, je connais aussi  des femmes qui gèrent des petites affaires, A celles-là, je dis courage. Petit à petit  l’oiseau fait son nid. Bonne fête de 08 mars à toutes les femmes de Centrafrique.

 Je vous remercie.

C’est à moi de vous remercier

                                                                                                                                 Steve-Rolf-DOMIA leu Bohoula




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