Mercantilisme : CCS ferme ses portes en RCA, son ex DG Dominique Yandocka remonté contre le pouvoir

Kangbi-ndara.info/ La société Centrafrique Cartes Systèmes (CCS)  signataire avec l’Etat centrafricain de la convention relative à la conception et la sécurisation des documents administratifs depuis Septembre 2016 ferme finalement sa porte ce 30 janvier 2018 après que le Gouvernement ait confié le marché à une entreprise israélienne. Son ancien directeur général Dominique Yandocka l’a annoncé ce mardi devant la presse nationale. Dominique entend mener désormais des combats politiques pour défendre selon lui l’ « essentiel ».

Ce matin mardi devant plus d’une dizaine de professionnels de médias nationaux et près d’un millier de jeunes demandeurs d’emplois Banguissois auprès de la CCS, succursale de Ivoire Cartes Systèmes, des chercheurs d’emplois aux visages desquels l’on perçoit sans difficulté le désespoir et le désir de savoir pourquoi sont-ils convoqués, Dominique Yandocka, visiblement un peu réduit au bâton blanc mais dans la fourrure d’un syndicaliste, n’a pas mâché ses mots pour dénoncer selon lui « le complot » mais aussi la pistole volante de certaines autorités centrafricaines qui avait donné de la tablature  à la CCS en faisant des brioches.

« Chers concitoyens et professionnels de la presse, après tout ce que vous savez déjà, je vous annonce aujourd’hui la fermeture officielle de Centrafrique Cartes Systèmes. Je vais restituer dans les jours qui suivent les dossiers des 6000 demandeurs d’emplois auprès de la CCS. Je suis centrafricain et ne pourrais pas accepter. Je dois prendre mes responsabilités et je vous invite également à le faire car  l’injustice gagne imperturbablement du terrain dans mon pays. Je me dois de défendre les cinq couleurs de la République léguées par notre Président fondateur Barthélémy Boganda et qui sont aujourd’hui foulées au pied par nos autorités au profit des étrangers. Pour le temps perdu, pour l’espoir nourrit aux 6000 demandeurs d’emplois que nous allons malheureusement leur restituer leurs dossiers et pour les 3 milliards 600 millions d’investissements encouragés par les autorités avant de nous laisser pour compte, la CCS ne laissera pas cette affaire et en appel à la justice nationale pour dire le droit. Il n’y a rien de plus frustrant et  révoltant  que de se sentir léser dans son propre pays pour des raisons qui ne tiennent pas debout », mots de furie et de déception de Dominique Yandocka en marge du point de presse qu’il a organisé ce jour à Bangui.

Substantiellement, Dominique Yandocka a révélé que la fermeture forcée des portes de la CCS remonte en surface le préférentiel politique centrafricain favorable aux étrangers en raison des intérêts qui vont avec que de prioriser les initiatives nationales peu importe la localisation géographique de son porteur ou encore son appartenance présente voir passée à une association quelconque.

Contraint à fermer les portes de la CCS, les indiscrétions de certains proches de Dominique Yandoka révèlent que le jeune homme d’affaires est sur le point de lancer un mouvement ou association politique pour faire carrière en signe de mécontentement.

Une majeure partie des 6000 demandeurs d’emplois auprès de la CCS est favorable de soutenir Dominique Yandoka dans sa lutte dite « de défense des intérêts du peuple particulièrement de la jeunesse ».

La convention entre ICS/CSS et l’Etat centrafricain a été signée le 22 septembre 2016. Le mandant n’attendait que les notes circulaires des ministres des Transports et de l’Intérieur pour s’installer et remplir sa mission c’est à ce niveau que le navire ICS/CCS chavire en basse mer sans panne et mauvais temps signalés.

Kangbi ndara




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