2 milliards d’infrastructures routières détournés : Mapenzi devrait s’expliquer

Kangbi-ndara.info/ Les travaux de réhabilitation de l’axe Bossemtélé-Bozoun ont stoppé court aussitôt inaugurés en 2018 par l’ancien Premier Simplice Mathieu Sarandji. A en croire la presse nationale et certaines sources proches du dossier, une bonne partie des fonds destinés à la remise en état de cette portion de route a été simplement détourné.

Speed Mat Centrafrique est la société, appartenant à l’actuel 1e vice-président de l’Assemblée nationale Jean-Symphorien Mapenzi, retenue officiellement par le Gouvernement centrafricain pour l’exécution des travaux de réhabilitation du tronçon Bossemptélé-Bozoum estimé à environ 70 kilomètres.

Speed Mat Centrafrique a amorcé les travaux le 2ème  trimestre de l’an dernier mais n’a pu les poursuivre quelques mois après pour des raisons méconnues.

Des sources concordantes au ministère centrafricain des Travaux Publics et de l’Equipement, le financement des travaux s’élève à 2 milliards de francs CFA. Speed Mat Centrafrique aurait encaissé la totalité des fonds.

A la lumière des faits, seulement 35 kilomètres de route sur 70 ont été couverts de latérite par Speed Mat Centrafrique qui ne dispose que d’un tracteur en piteux état pour finir les travaux. Ledit engin est immobile depuis plusieurs mois au centre Bossemptélé. La saison des pluies en cours a eu raison de la garantie du travail effectué par Speed Mat Centrafrique.  

La Société centrafricaine d’Etude et d’ingénierie (SCETI), un cabinet mandaté par le ministère des Travaux Publics et de l’Equipement pour le contrôle de l’exécution du contrat de Speed Mat Centrafrique, a été saisi par la Direction des Fonds Routiers pour fournir les raisons de l’arrêt des travaux.

Le rapport de la SCETI ne fournit rien au profit de la reprise des travaux. Conséquence : le doute plane sur la procédure d’attribution du marché de rénovation de l’axe Bossemptélé-Bozoum à Speed Mat Centrafrique. Une ambiguïté justifiée par les liens entre Mapenzi et l’ancien locataire de la Primature centrafricaine Simplice Mathieu Sarandji.

Selon des informations en possession de KN (Kangbi-ndara), le patron de Speed Mat Centrafrique, Jean-Symphorien Mapenzi, aurait retourné la situation à son avantage en responsabilisant pour le compte de son entreprise le Coordonnateur de la SCETI, Jean-François Gombe Oueï-Ngo Deamonzane. Le Coordonnateur de la SCETI serait aussi superviseur des travaux à Speed Mat Centrafrique.

Du fait que la SCETI est une société enregistrée au nom d’un certain Wodobode, son entreprise, un lien est ainsi fait en amont entre Mapenzi et ce dernièr dont la structure est coordonnée par Gombe Oueï-Ngo Deamonzane.

Une évidence, les fonds alloués à la réhabilitation du tronçon Bossemptélé-Bozoum se sont volatilisés sans que le travail ne soit accompli pour le plus grand bien des usagers de cette route. Curieusement la situation n’interpelle personne.

Selon une enquête menée par un média centrafricain en ligne sur ce dossier, l’entreprise Speed Mat Centrafrique, n’est qu’une société « fictive créée  de toute pièce pour pomper des frics au trésor public ». Le site affirme que les fonds ont été détournés par l’ancien Premier ministre Simplice Mathieu Sarndji, l’actuel 1er vice-président de l’Assemblée nationale Jean-Symphorien Mapenzi et l’ancienne Maire de la Ville de Bangui, Hyacinthe Wodobode.

Le silence complice qui couvre l’arrêt des travaux sur le tronçon Bossemptélé-Bozoum, l’usage des fonds et la suspecte attitude de la SCETI laisse perplexe plus d’un.

L’opinion veut en savoir davantage et en appelle à la Haute Autorité de Bonne Gouvernance de s’autosaisir de la situation afin de porter sur les fonts baptismaux les véritables raisons du blocage des travaux pour la remise en état de ce tronçon de route dont le financement a été prélevé sur le denier public.

La rédaction




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