20.000.000 de FCFA de pot-de-vin : l’imbroglio de la famille du milliardaire libanais Skaiky

20.000.000 Fcfa de pot-de-vin pour gagner un procès, Kangbi-ndara.info/ Retirer le nom du richissime libanais Skaiky sur un de ses rejetons dénommé Kassem Skaiky offre de belles possibilités d’enrichissement à certains magistrats centrafricains. Avant le procès reporté pour le 12 octobre, une figure imposante de la justice centrafricaine est régulièrement perçue avec la famille plaignante de Skaiky. L’on avance que 20.000.000 de Fcfa seraient mis en jeu pour obtenir gain de cause dans cette affaire. 

 

kassemLa santé du milliardaire Skaiky, propriétaire de plusieurs commerces, d’importantes entreprises à Bangui et dans l’arrière pays est dans un état pour le moins critique. Il souffrirait d’un cancer de foie depuis plusieurs années. En 2010, il subit une chriro-thérapie. Il se trouve depuis peu au Liban pour des raisons de santé. Par le passé, Monsieur Aad Skaiky fut accusé de tentative de détournement d'un avion de la Compagnie Air Afrique. Il fut jeté en prison sous le règne Kolingba par le feu Colonel Christophe Grelombé pour être relâché par Colonel Mention.

Au cours de ses aventures amoureuses à Bangui, l’opérateur économique libanais Aad Skaiky a connu une centrafricaine avec qui ils feront un métis aux cheveux frisés qui fait grandir la famille. L’homme d’affaires et père Skaiky baptise le rejeton hors mariage du nom de Kassem Skaiky. L’acte de naissance de l’enfant est conçu avec le nom de son géniteur. Avec accord de son richissime de père, Kassem a pu se rendre au Liban, rencontré la famille. Rien d’anormal jusqu’à ce que Kassem devienne homme. Aad Skaiky s’est montré un père adorable et respectable pour Kassem jusqu’à ce que des malentendus affectent les liens du père et de son fils. D’aucuns pensent que c’est Haifa Skaiky, l’épouse du richissime Aad qui ne voudrait pas de Kassem qui aurait mis la pression sur son époux. Pour des raisons inavouées, Aad Skaiky décide en 2010 de rompre les liens de paternité avec son fils Kassem et lui propose en contrepartie de l’argent pour qu’il accepte de ne plus faire partie de la famille Skaiky. Après son intervention chirurgicale, le père Skaiky confisque à dessein le passeport et l’acte de naissance de Kassem ainsi que l’acte de naissance de son petit fils du nom d’Amir Skaiky. Il faut le rappeler que durant le règne Bozizé, Aad Skaiky jouissait d’une influence particulière car lié par des affaires avec la famille présidentielle notamment avec Monique Bozizé, l’épouse de l’ancien Chef d’Etat.  N’ayant obtenu l’accord du fils à l’amiable, (SUITE PAGE 10) plainte contre son fils. Aucun test d’ADN ni une enquête digne de ce nom pour déduire que Kassem est ou n’est pas le fils biologique du sieur Aad SKaiky n’a été mené. Le parquet de Bangui tranche l’affaire en référé. A ce moment là, c’est-à-dire en 2010,  Kassem se trouverait, selon nos informations à Zongo, ville frontalière congolaise située de l’autre côté de la rivière Oubangui quand le jugement a été prononcé.

Après la crise qu’a connue le pays fin 2012, Kassem s’est exilé au Cameroun voisin avant de regagner le bercail en 2016 comme de nombreux centrafricains. De retour au pays, Kassem s’offre un nouveau passeport avec le nom inscrit sur son acte de naissance. Informés, son frère Malek Skaiky à Bangui dépose plainte pour faux et usage de faux. Il lui serait reproché de porter le nom Skaiky qu’il n’aurait pas le droit de porter. L’affaire devrait être tirée au clair le 29 septembre dernier mais finalement, elle a été reportée au 12 octobre prochain.

Par ailleurs, l’on signale que 20.000.000 de Fcfa seraient mis en jeu par les frères Skaiky pour que leur demi-frère Kassem perde le procès. Nos sources d’aller plus loin en indiquant qu’une grosse pointure de la justice centrafricaine dont nous taisons volontiers le nom aurait déjà perçu, des mains de Hamad Diab alias Alain Diab, gérant de la pâtisserie Grand Café et aussi dit Conseiller raciste d’Aab Skaiky, la moitié de cette somme (10.000.000 de francs CFA). C’est donc une affaire à suivre…

Paul Morais

 

 

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