30 enfants soldats repoussés par leurs chefs au Camp Kassaï

Rejetés par leurs frères d’armes, les enfants soldats issus de l’ex coalition rebelle de la Séléka affrontent difficilement le quotidien à Bangui. Une trentaine d’entre eux enregistrés le mois en cours par l’UNICEF Centrafrique se plaignent d’être abandonnés à eux mêmes.

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Ce matin 20 juin sur les ondes de Radio Ndeke Luka un enfant soldat enregistré par l’UNICEF vient d’expliquer les circonstances dans lesquelles lui et près d’une trentaine d’autres enfants soldats vivent  à Bangui. « Depuis que l’UNICEF nous a enregistré nous avons quitté notre base qui est le Camp Kassaï dans l’espoir d’être pris en charge par cet organisme onusien. Puisque la prise en charge tarde encore mes jeunes frères d’armes et moi sommes décidés de rentrer au Camp Kassaï puisqu’au dehors nous vivons dans la précarité. Malheureusement, nous ne pouvons pas regagner présentement Camp Kassaï, nous sommes repoussés par nos chefs militaires sous prétexte que nous sommes déjà pris en charge par l’UNICEF. Donc, nous nous sommes regroupés actuellement au Palais de notre chef dans l’attente d’être réellement pris en charge par les nations-unies. Personne ne se soucie de nous à Bangui », explique l’enfant soldat.

L’UNICEF dans son programme pour la protection de l’enfance a le 30 mai procédé à un premier enregistrement de quelques 41 enfants soldats de la Séléka sur les 70 énumérés par le ministre de la communication Christophe Gazambeti. L’ONG a expliqué lors de cet enregistrement qu’elle compte regrouper tous ces enfants combattants sur un site où ils auront à manger, à s’habiller, à dormir  Depuis lors, la prise en charge de ses enfants n’est encore effective.

Kangbi-ndara.net

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