Gouvernement Sarandji : les ministres bras cassés pillent les ministères

Ils sont nombreux dans ce gouvernement dit, gouvernement de combat. Ces ministres qui se contentent de s’enrichir sur le dos de l’Etat. Cependant, d’autres, qui ne ménagent aucun effort pour donner le meilleur d’eux, se voient aussi critiqués. Parmi ceux qui déméritent, il faut citer la ministre du Tourisme, celui la Défense Nationale, de l’Equipement, Transport et Aviation Civile, celui du Commerce et le ministre de l’Urbanisme. L’on se poserait la question : pourquoi ceux-là sont-ils pointés du doigt ?

gouvCes désordres et la mafia institutionnalisés durant les trois années de la transition, ont permis aux gestionnaires de l’époque de piller le pays. Malheureusement, force est de constater que ce n’est qu’une continuité de la gestion de la transition qui demeure alors que le Président de la République a clairement déclaré la rupture avec le passé. Rupture avec les détournements des deniers publics, des biens de l’Etat, la dilapidation des fonds publics, les missions inventées, les remboursements abusifs des frais de missions, l’usage anarchique des véhicules de l’Etat, le laxisme, l’absence chronique des Fonctionnaires et Agents de l’Etat à leurs postes de travail, la médiocrité et l’incompétence.

Or, d’après nos investigations et les informations reçues, l’Etat de la situation est très grave dans certains départements. Au Ministère du Tourisme, un conflit de compétence s’est installé dès les premiers jours de prise de fonction par l’actuelle ministre, Mme Gisèle PANA. Il est instauré dans ce Ministère une sorte de ségrégation clanique et ethnique pour la dilapidation des menues recettes provenant des services et institutions sous tutelles. Les bibliothèques pour adultes et enfants, le BUCADA, les Centres hôteliers, l’Ecole Nationale des Arts, suspension non fondée du BUCADA, détournement de quelques 10.000.000frs CFA alloués par le Gouvernement aux Artistes et Musiciens etc, la liste est inexhaustive. Dans ce Ministère, la guerre d’argent est le vécu quotidien du personnel et l’entourage de la ministre. Chacun s’impose au profit de ses liens ou relations particulières avec la bosse. Avec cette situation, comment les gens peuvent relever les multiples défis qui se posent à ce département ?

Quant au Ministère de la Défense Nationale, n’en parlons pas. Le ministre semble s’effacer de la scène public et joue au chat et à la souris. Et pourtant, la souris est un animal nuisible pour l’homme. Cette politique de la chaise vide entretenue par le chef de ce département est un danger permanent pour la sécurité de notre pays. Certes, la situation actuelle du pays avec la fameuse histoire de l’embargo ne permettent pas à ce ministre de faire plus. Mais, cela n’empêche qu’il doit être proche de ses collaborateurs, d’associer les professionnels dans le domaine pour l’appuyer afin de trouver des stratégies et solutions aux problèmes des Forces Armées  Centrafricaines. La gestion des PGA des hommes en services pose toujours problèmes. Ne fut ce que ces petites choses puissent être réglées.

Au département du Commerce, rien n’a véritablement changé. Les mêmes circuits de transit frauduleux des marchandises en provenance du Cameroun pour la RCA des véreux commerçants libanais se pérennisent. Les exonérations clandestines accordées à certaines sociétés libanaises sous le régime BOZIZE  jusqu’à celui des deux ans de transition, constituent un manque à gagner pour l’Etat. Mais aussi, il faut signaler la vente des produits avariés aux populations Centrafricaines qui sont un danger pour la santé publique. Malgré tout cela, le ministre du Commerce reste muet et se constitue parfois en Avocat de ses Commerçants tricheurs sans scrupules. A cela s’ajoute la montée inexorable des prix sur les marchés par ces mêmes commerçants qui font leurs lois au vu et au su des Agents chargés du contrôle des prix. La Brasserie Mocaf a agenouillé ce Ministère qui ne peut s’opposer à la monter vertigineuse des prix de bières. Madame la corruption a installé son siège au sein de ce Ministère.

De toutes ces images fines et obscures qui se lisent dans ces Ministères, les patrons ont intérêt à recadrer leurs actions, se maitriser et au besoin, démissionner s’ils sont vraiment patriotiques. Ceci dit, l’évaluation des membres du Gouvernement SARANDJI  s’impose afin d’accélérer la phase de la réforme Administrative, de la restauration de l’autorité de l’Etat et surtout d’amorcer la relance Economique de la RCA dans un climat serein, car seule les institutions forte sont le socle du dynamisme et la force d’un Etat et non des hommes forts aux marques des grands noms.

Patrick Adouaka

 

 

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