A Bangui, Saïd Figo, le miraculé, raconte les crimes des Séléka

Même atroce, ce fut une image fugitive dans l'actualité tourmentée de Bangui. Une image vite oubliée. Le jour où les officiers et combattants de la Séléka ont quitté leur quartier général de Bangui, le camp de Roux, le 27 janvier, deux semaines après le départ en exil de leur chef, l'ex-président Michel Djotodia, ils ont abandonné derrière eux un jeune homme à la gorge tranchée, agonisant.

4359133_7_e442_said-figo-battu-et-torture-durant-cinq-mois_360e47a9f12addd64316a4edd7f96a1aL'inconnu fut pris en main par les soldats des opérations française « Sangaris » et africaine, la Misca. Les terribles violences qui continuent à agiter quotidiennement Bangui et la Centrafrique ont ensuite effacé l'image de cet homme sorti des ténèbres et promis à un rapide trépas.

L'homme a un nom : Saïd Figo. Il a 30 ans. Il vient du quartier de Cattin, à Bangui. Et il a étonnamment survécu à ses terribles blessures. Il reprend vie peu à peu, allongé sur un matelas, sous l'une des tentes qui accueillent les blessés dans le jardin de l'Hôpital communautaire. Saïd Figo affirme avoir été détenu durant cinq mois au camp de Roux, siège de la « présidence » Séléka, non loin du bureau de M. Djotodia. Il est le rescapé d'un indicible enfer.

« ILS NOUS BRÛLAIENT SOUVENT, AVEC DES CHARBONS ARDENTS »

« Je rendais visite à des amis dans un quartier proche de l'aéroport. Je me tenais sur le bord de la route, lorsque des Séléka qui passaient par là m'ont appelé. Je me suis approché, et ils m'ont emmené, raconte Saïd Figo. Je me suis retrouvé dan…

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