Affaire coup d’Etat déjoué : Kossimatchi lâché par le pouvoir, désormais seul face à la défense de Meckassoua

Kangbi-ndara/ Désormais la principale interface de dénonciation d’un vraisemblable coup d’Etat déjoué en Centrafrique n’agira qu’en son nom propre. Le réseau des jeunes de la mouvance présidentielle (RJMP) vient le 20 septembre dernier de nier par une déclaration radiodiffusée toute appartenance de Blaise Didacien Kossimatchi à leur mouvement.

Blaise Didacien Kossimatchi, actuel directeur des services de bourses d’études supérieures, se révélant le 13 juillet dernier porte-parole du Réseau des jeunes pour la mouvance présidentielle, a dénoncé un complot visant à déstabiliser le régime politique centrafricain en place par l’assassinat du Chef de l’Etat le professeur Faustin  Archange Touadera.

Toujours se revendiquant de cette mouvance, il a invité toutes les associations de la société civile  à soutenir une marche aboutissant à la démission d’Abdou Karim Meckassoua, président en exercice de l’Assemblé nationale centrafricaine. La marche a été empêchéhée par le Procureur général.

Deux mois après, précisément le 18 septembre 2017, le collectif des avocats constitués pour la défense d’Abdou Karim Meckassoua, est remonté au créneau en menaçant d’adresser une plainte avec constitution de la partie civile auprès du Doyen des juges d’instruction contre Blaise Didacien Kossimatchi, dit porte parole du RJMP et ses complices conformément au code pénal de Centrafrique.

Sans coup férir,dans sa réplique du 19 septembre sur les ondes de BBC, Blaise Didacien Kossimatchi persiste et signe que le président de l’Assemblée nationale est bel et bien le commanditaire de cette tentative de déstabilisation du pouvoir en place car recruteur de six mercenaires tchadiens incarcérés depuis près de deux mois relativement à cette affaire.

«  Je détiens des preuves… Même si Meckassoua mobilise 10.000 avocats, je pense que ce qu’il a fait ce n’est pas bon. En tant que PAN, il ne peut amener des mercenaires pour tuer le Président de la République et pour tuer le peuple centrafricain », a-t-il réitéré sur BBC.

Par contre, le RJMP s’est empressé de granuler Blaise Didacien Kossimatchi par un démenti formel sur les ondes de Radio Ndeke Luka le 20 septembre 2017. « Monsieur Kossimatchi ou qui que ce soit de son entourage… n’est aucunement associé aux activités de notre association. Le RJMP est indépendant », a déclaré le nommé Lord.

« Il ne représente rien dans notre association. Rien ne nous lie à Didacien et nous sommes en mesure de le prouver », a insisté en langue nationale Ngoukoumba, membre important du RJMP.

A en croire des sources judicaires anonymes,  les preuves dont Blaise Didacien Kossimatchi dit avoir en sa possession ne sont que des fichiers audio relatifs aux aveux des six sujets tchadiens obtenus sous l’effet de tortures et que mêmes les plus hautes autorités du pays ont en déjà connaissance.

« Des aveux obtenus de cette manière ne sont pas crédibles. A moins qu’il a d’autres preuves que celles-ci », a précisé une de nos sources judicaires.

Pour certains, la déclartion du RJMP explique clairement la position du Chef de l’Etat, Faustin Archange Touadera qui voudrait ne pas être mêlé à cette histoire aux fondements très douteux. D’autres voient à ce démenti un abandon voir un sacrifice de Blaise Didacien Kossimatchi par ses principaux complices dont les noms ne tarderaient à être révélé ultérieurement par la justice.

Beaucoup aimeraient savoir pourquoi Blaise Didacien Kossimatchi est-il le seul de tous les Centrafricains à être préoccupé par cette histoire de coup d’Etat que même la présidence et le gouvernement  semblent n’y accorder aucune importance ?

Si l’on croit l’hypothèse d’une supercherie visant à écarter du perchoir Abdou Karim Meckassoua, il n’est point de doute que les auteurs de cette fourberie s’en tireraient mal.

Dame justice n’entend pas faire cadeau cette fois. Si Meckassoua a réellement tenté un coup d’Etat qu’il en tire les conséquences et si c’est l’accusation qui a tenté un pari risqué que la démarche entreprise par la justice parvienne à son aboutissement.

Kangbi-ndara

 

 

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