Affaire coup d’Etat en Guinée Equatoriale : « Je ne suis pas Equato-guinéen…. Je ne me reproche rien. », Sani Yalo

Kangbi-ndara.info/ : C’est désormais chose faite, le PCA du BARC Sani Yalo acculé par certains activistes centrafricains et quelques médias nationaux pour sa probable implication dans la tentative de coup de force en Guinée Equatoriale dont un de ses frères cadets est impliqué, sort de son silence et donne sa version des faits.

A l’heure où l’Etat équato-guinéen met deux cordes à son arc pour en venir à bout des commanditaires du putsch manqué dont certains acteurs ont été arrêtés à la frontière entre le Cameroun et la Guinée Equatoriale et dans la capitale économique camerounaise, à Bangui,  une conférence de presse y relative a été organisée hier 17 janvier 2018.

Le président du conseil d’Administration (PCA) du Bureau d’affrètement routier centrafricain (BARC), un des premiers soutiens politiques du Président Centrafricains Faustin Archange Touadera, Sani Yalo, a tenu lever l’équivoque hier après-midi sur les accusations impliquant sa famille et lui particulièrement dans le coup de force récemment déjoué en Guinée Équatoriale en raison du rôle joué par son frère benjamin Hamed Yalo dit Dada Yalo.

« Je ne peux le nier. Dada Yalo est mon cadet. Je suis le premier né et il est le dernier. Il est parti de Bangui depuis neuf ans au Tchad pour suivre une formation militaire au Tchad. Même si nous n’avons aucun problème, lui et moi ne nous parlons pas toutes les fois. Il a terminé sa formation depuis et récemment j’ai appris qu’il a quitté la France où il était pour le Cameroun. J’ai cherché à savoir ce qu’il faisait là-bas et c’est ainsi que l’on m’a informé qu’il était dans un complot visant à déstabiliser le pouvoir en Guinée. Je n’ai pas hésité, j’ai personnellement alerté les services de renseignement guinéens et les autorités centrafricaines en leur fournissant les informations nécessaires en ma possession pour foirer ce coup », a révélé l’homme d’affaires centrafricain Sani Yalo tout en indiquant que sa famille est celle de Teodoro Obiang Nguema Mbassogo sont très liées et cela depuis 1990. Sani Yalo se dédouane des accusations en laissant entendre qu’il est impensable pour lui-même dans la mesure du possible d’intenter une action contre cette famille Obiang qu’il considère comme sienne.

« Je ne suis pas Equatoguinéen, je suis Centrafricain. Qu’est-ce que j’ai à me mêler des affaires de la Guinée en finançant des mercenaires avec les frais du BARC ? Le BARC a-t-il les moyens de financer un coup d’État en Guinée ? Je ne suis ni de près ni de loin mêlé au coup d’État en Guinée Équatoriale. Les enquêtes sont ouvertes, elles seules vont faire de la lumière sur l’implication de tout un chacun. Je suis très disposé à me rendre utile en cas d’interpellation judiciaire. Je ne me reproche rien. Dans l’affaire Zongo Oil, la justice m’a fait appelle et j’étais venus de moi-même. Je ne pourrai jamais me soustraire à la justice… Ceux qui s’agitent sur les réseaux sociaux en jetant du discrédit sur ma famille et moi seront bientôt surpris. Car s’il pleut à Bangui on dit que c’est Sani Yalo, s’il ne pleut pas c’est toujours Sani Yalo. Tout porte à croire que c’est moi qui fait la pluie et le beau temps en Centrafrique. Que ceux-là me laissent vivre et jouir de la vie » a-t-il ajouté.

En s’exprimant sur les risques qu’encoure son frère Dada Yalo, le PCA du BARC de durcir le ton en rappelant le dicton : « les conséquences corrigent mieux que les conseils » avant de poursuivre que lui Sani Yalo ne peut rien faire pour  tirer Dada Yalo du merdier dans lequel il s’est embourbé. « Il a choisi son chemin il doit l’assumer », a-t-il asséné.

En ce qui concerne les accusations sur sa « gestion scabreuse » du BARC, Sani Yalo de dire que les auteurs de ces mauvaises propagandes sont ceux qui ont voulu conduire cette institution à la faillite du fait qu’il a stoppé tous détournements de fonds et cela lui vaut les attaques médiatiques tous azimuts.

Cette conférence de presse fait suite à l’avalanche des accusations portées contre la famille Yalo par certains internautes centrafricains en raison de l’engagement de Dada Yalo aux côtés des ennemis du pouvoir politique équato-guinéen en place. Dada Yalo arrêté à Douala au Cameroun avec d’autres comploteurs centrafricains et tchadiens serait encore à Yaoundé ou  transféré en Guinée pour la suite des enquêtes liées à ce putsch déjoué. La Guinée Équatoriale affirme que le coup d’État était préparé en France  et financé par les opposants au régime du Président Teodoro Obiang Nguema Mbassogo.

Kangbindara

 

 

 

 

 

 

 

 

 




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