Affaire Hervert Vounga contre Elie Namtoli : le voleur qui crie au voleur ?

Kangbi-ndara.info/ La moitié des 81.535.700 de FCFA destinés au fonctionnement et au règlement des dettes de la société Elie Numérique Centrafrique (ENC) couvrant la période de 2013 à 2016 ne figure nulle part dans les dossiers comptables de ladite entreprise. Le chef de cette entreprise décide de virer l’employé responsable qui se trouve être Herbert Vounga avant de l’inculper pour abus de confiance. Placé le 24 avril 2017 sous contrôle judiciaire, la mesure a été révoquée le même jour par le Doyen des juges. Les conseils d’Herbert Vounga ont le 02 mai 2017 consigné la somme 1.000.000 de FCFA au greffé du Tribunal de grande instance de Bangui tout en sollicitant du juge d’Instruction sa mise en liberté sous caution. L’affaire est pendante en justice.

Le Doyen des juges d’Instruction a rendu sa décision favorable le 12 mai 2017. Au nom de la Chambre d’accusation de la Cour d’Appel de Bangui il a ordonné la mise en liberté sous cautionnement de l’inculpé Herbert Vounga.

« Ordonnons la mise en liberté de l’inculpé Vounga Herbert sous condition d’un cautionnement de cinq millions de francs FCA (5.000.000 frs). Disons que cette somme sera versée au greffier en Chef du Tribunal de grande instance de Bangui qui la tiendra au compte séquestre du tribunal tenu dans les écritures de la BPMC. Fixons un délai de trente (30) jours au plus tard à l’inculpé pour constituer ce cautionnement », décision de la Cour d’Appel suite à la consignation de ses conseils.

Le bémol, plus d’un an après la décision de mise en liberté sous cautionnement, sieur Herbert Vounga, contrairement à ses engagements, ne verse aucun centime sur les cinq millions de francs FCA conformement aux ordonnances judiciaires du 12 mai 2017. Non seulement ce dernier refuse de se conformer aux conditions de sa mise en liberté il fait publier un article hostile, incriminant son ancien patron, Elie Allard Namtoli, dans un quotidien Banguissois dénommé L’Expansion n°1042 du 30 juillet 2018.

Dans cet article catalyseur dont le mobile laisse à désirer, Herbert Vounga est décrit comme « l’un des centrafricains très capables de mettre son savoir-faire au service de la nation… » tandis qu’Elie Allard Namtoli y est présenté comme « un demi dieu », « l’ami des autorités nationales » et d’un homme « sans cœur ». Une appréciation jugée grossière par certains des collaborateurs de l’inculpé Herbert Vounga.

L’on s’interrogerait de savoir pourquoi l’article vendant les compétences d’Herbert Vounga au détriment de son ex-patron Elie Allard Namtoli ne relate pas les faits comme ils sont ? Herbert Vounga récuse ne pas être viré par son patron mais qu’il serait démissionnaire à son bon vouloir en 2016. Pour quel motif a-t-il démissionné si ce n’est le retour de son employeur au pays qui serait l’élément déclencheur ? Comment comprendre qu’Hebert Vounga, si compétent d’après l’éloge du canard commandé, n’a-t-il pas le courage d’affronter les conséquences des actes qu’il a causé en âme et conscience ? Pourquoi Herbert Vounga ne se tourne pas vers la justice qui l’a libéré hier sous caution que de la fustiger en la traitant de corrompue ?

De sources bien informées, Herbert Vounga est décidément dans le collimateur de son ancien patron pour son manque de tact, de finesse en situation difficile mais surtout pour n’avoir pas osé assumer le revers d’un acte qu’il a commis avec raison. Son ancien patron n’accepte pas le fait qu’il soit diffamé à tort par voie de presse.

Il n’est point de doute qu’avec l’étincelle de la sortie médiatique d’Herbert Vounga, Elie Allard Namtoli est désormais sur le pied-de-guerre. Elie Allard Namtoli, confiant en la justice de son pays, compte ne pas lâcher cette affaire afin de servir une bonne foi de leçon à son ancien employé développant des aptitudes « entrepriseticides »   en dilapidant plus de 40.000.000 en moins de trois ans.

Les dossiers vont sans doute être réactivés en justice et les parties rentreront en scène pour un nouvel épisode même si Herbert Vounga se trouve depuis deux semaines derrière les géoles de . Avec ce rebondissement, le plaignant est en train de prendre les dispositions afin que l’inculpé tienne ses engagements, au cas écheant qu’il subisse les conséquences de l’abus de confiance prévues par la loi centrafricaine en vigueur.

Kangbi-ndara




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