Affaire Nzapayeke-Zingas-Bea : la stricte vérité de l’Honorable Claudia Zakaria

DECLARATION DE L’HOBORABLE CLAUDIA

Membre de la délégation des parlementaires centrafricains en mission en Afrique du Sud, et que j’ai été citée dans la plainte de notre Ambassadeur en poste à Pretoria, M. André NZAPAYEKE, adressée au Président de l’Assemblée Nationale avec copie à Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat,  le Ministre d’Etat Directeur de Cabinet du Président de la République, Chef de l’Etat, Ministre des Affaires Etrangères et des Centrafricains de l’Etranger, le Directeur de Cabinet du Ministre des Affaires Etrangères, le Directeur de Cabinet du Protocole du Chef de l’Etat, et publiée dans les réseaux sociaux et les médias internationaux et nationaux est de nature à discréditer et à ternir l’image de mes collègues Aurélien Simplice ZINGAS et Bertin BEA.

Voici les faits :

Avant notre départ en mission, le 1er Vice-président ZINGAS m’avait informé que notre Ambassadeur NZAPYEKE lui avait demandé d’apporter les produits centrafricains pour être présentés à une  foire en Afrique du Sud. C’est moi qui ai fait les courses pour acheter les chenilles, un régime de banane plantain, du poisson fumé, des arachides sous plusieurs formes, le 1er Vice-président ZINGAS a fourni personnellement une glacière de poisson fais. Pour le transport des produits destinés à l’ambassadeur, nous avons enregistré même un excédent de 150 dollars US. Le 1er Vice-président a livré toutes les marchandises dès son arrivée à Pretoria.

Toute la délégation était invitée pour un repas à 15 h, le vendredi 6 octobre 2017 à la résidence de notre Ambassadeur NZAPAYEKE. Au lieu que le chauffeur nous amène à la résidence, notre délégation était conduite directement à la chancellerie. A notre arrivée, l’Ambassadeur nous a présenté à Madame Andrea BROWN qui s’y trouvait déjà, comme étant la Directrice Générale de DIG OIL, entreprise sud-africaine qui avait des prospections minières en Centrafrique et a présenté notre délégation parlementaire à cette dernière.

Après notre installation dans la salle de réunion de notre ambassade, l’Ambassadeur et Mme Andrea       BROWN sont remontés dans son bureau. Une vingtaine de minutes après, ils sont redescendus pour nous rejoindre.

Une séance de travail a été improvisé par Monsieur l’Ambassadeur qui a demandé à Mme Andrea BROWN de faire un exposé à l’aide d’une carte minière ce la République Centrafricaine. Pendant une trentaine de minutes, Mme Andrea BROWN nous a présenté les zones explorées par la société DIG OIL dans la Mambéré-Kadéï, Sangha M’Baéré et la Lobaye.

Ensuite l’Ambassadeur André NZAPAYEKE a demandé au 1er Vice-président et nous autres parlementaires de dire un mot sur l’exposé de Mme Andrea BROWN. Le 1er Vice-président en prenant la parole a félicité tous les investisseurs qui veulent venir en République Centrafricaine. Et il a mis en exergue l’article 60 de la Constitution du 30 mars 2016 qui demande au Gouvernement d’obtenir préalablement l’autorisation de l’Assemblée Nationale avant de délivrer des permis d’exploitation des ressources naturelles.

Sur ce, la séance a été levée.

Mais au moment de quitter les lieux, Mme Andréa BROWN nous a invités à diner dans un restaurant à Johannesburg le jeudi 12 octobre 2017, avec la participation aussi du Ministre KAZAGUI qui se trouvait en mission en Afrique du Sud.

Le 1er Vice-président en appréciant l’invitation a fait savoir que son collègue Bertin BEA et lui-même ne pouvaient pas prendre part à ce diner parce qu’ils voyageaient sur Bangui le mardi 10 octobre 2017. En dépit de cette observation, cela n’a pas empêché l’Ambassadeur André NZAPAYEKE et Mme Andréa BROWN de ramener le diner au mardi 10 octobre à 18 h.

Le mardi matin, le 1er Vice-président a réuni toute la délégation pour nous signaler qu’il ne souhaitait pas qu’on réponde à cette invitation. Pour lui, nous sommes venus en mission parlementaire et qu’il faut s’en tenir exclusivement à notre rôle de députés. Il a poursuivi en précisant que le dossier DIG OIL n’est pas encore clair dans l’esprit des centrafricains et fait couler beaucoup d’encres sur les réseaux sociaux.

Toute notre délégation était unanime de ne pas se rendre à ce diner organisé par Mme Andrea BROWN.

C’esta ainsi que nous avons demandé à Monsieur Didier PEREIRA de venir nous sortir de l’hôtel avant l’heure fixée par l’Ambassadeur NZAPAYEKE. Pour que son chauffeur vienne nous chercher.

A partir de 17 h, l’Ambassadeur André NZAPAYEKE a commencé à nous appeler sur nos trois lignes. Le 1er Vice-président a éteint son téléphone. Le collègue Bertin BEA quant à lui, ne répondait pas.

Tellement  que l’ambassadeur insistait, après concertation, le 1er Vice-président m’a demandé de décrocher mon téléphone et de dire à l’Ambassadeur que lui-même et le collègue Bertin BEA ne sont plus en mesure de répondre à cette invitation parce qu’ils ont pris un verre de trop chez Monsieur Didier PEREIRA. Alors qu’en réalité ce n’est pas vrai, c’était juste un prétexte pour décliner cette invitation qui ne cadrait pas avec la mission des parlementaires.

Je me rappelle que peu après cet alibi, que le 1er Vice-président m’a dit que ce mensonge risquait de se retourner contre eux.

Voilà la stricte vérité. Aucun membre de la délégation n’était soûl.

Et les 2 collègues sont partis à l’aéroport accompagnés par Monsieur Didier PEREIRA. Après, le collègue YERIMA AYOUBA et moi sommes repartis dans notre hôtel.

Avant leur embarquement, le 1er Vice-président a appelé pour nous dire au revoir.

Pour avoir été présente, j’apporte à travers cette déclaration un démenti catégorique  sur les allégations contenues dans la plainte de notre Ambassadeur NZAPAYEKE.

Fait à Bangui le 4 Novembre 2017

 

 

                                Honorable Claudia ZAKARIA

                             Députée de BOGANGOLO

 

 

 

 

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