Affaire russe-Béréngo: Jean-Serge décroit, Jean-Bedel croit

Kangbi-ndara.info/ Division nourrie au sein de la famille Bokassa ou simplement début de la fin du feuilleton Jean Serge Bokassa dans le Gouvernement ? Une chose : Jean-Bedel Ngbondoulou Bokassa est en passe de devenir la coqueluche du Palais de la Renaissance au détriment de son frère aîné Jean-Serge Bokassa, ministre de l’Intérieur et de l’Administration du Territoire.

L’opinion politique nationale l’aurait apprise à ses dépens, ceux qui sous-estiment encore le Président Centrafricain Faustin Archange Touadera devraient se rendre à l’évidence.

En lombric Touadera s’enfonce au plus profond du sol sans que l’on se doute de ses limites. Après le coup réussi avec certains groupes armés divisés, avec certains de leurs membres au Gouvernement et à la présidence de la République, aujourd’hui la stratégie politique de Touadera  s’invite chez les Bokassa avec un alibi tenant la route : l’occupation russe de Béréngo.

Depuis fin décembre dernier, sur initiative du Gouvernement, plusieurs instructeurs militaires russes venus en République Centrafricaine dans le cadre d’un partenariat militaire occupent l’ancienne Cour impériale de Béréngo. Cette présence russe a fait couler de l’encre et causé un malaise entre le Gouvernement et la famille Bokassa qui voit en ces lieux une « propriété privée ».

Les fils Bokassa, notamment JeanSerge et JeanBedel, dit Judas Iscariote par ses détracteurs, ont raccordé au nom de la famille leurs violents sur la présence russe à Béréngo. La préférence gouvernementale portée sur JeanBedel fait pousser des furoncles sur le visage du ministre Jean Serge Bokassa, s’estimant l’interlocuteur autorisé de la famille pour plusieurs raisons.

Sentant le roussi, JeanSerge Bokassa qui, déjà diminué par le régime en place car dépouiller du ministère de la Sécurité Publique pour ne garder que celui l’Intérieur, et reclasser 7ème ministre dans l’ordre protocolaire, s’est servi des réseaux sociaux pour exprimer son indignation visàvis de certains membres du Gouvernement qu’il n’a pas hésité de citer nommément.

« Avec cet élément, vous comprendrez mieux les en dessous de ce qui s’est passé le mardi 06 février 2017, où des ministres (donc des collègues), Flavien Mbata, Ministre Résident de la Lobaye et Jean Christophe Nguiza ont organisé une rencontre à Bérengo dans mon dos. Je pense qu’à double titre, ils se devaient de m’en parler, d’abord en tant que fils, jouissant du même droit que l’ensemble de mes autres frères et sœurs et en tant que membre du gouvernement et allié politique du président Touadera. Cette instrumentalisation n’honore pas le gouvernement, est un manque d’égard à l’endroit de ma famille et de moi-même et surtout de la mémoire de mon père, celui qu’ils disent vouloir honorer », post Facebook du ministre Jean Serge Bokassa le 8 février dernier.

Le site de Béréngo était-il construit avec les fonds de l’empire ou ceux de l’ex empereur ?  Le feuilleton JeanSerge Bokassa tire-t-il sur sa fin pour faire place à celui de JeanBedel Ngbondoulou Bokassa déjà pressenti ministre dans le futur gouvernement ? Quelle leçon politique devrait tirer le commun des mortels de l’attitude du régime en place envers certains de ses alliés aux profils « encombrants » ? En se rapprochant de JeanBedel Ngbondoulou Bokassa, le Gouvernement a-t-il simplement exploité une situation déjà en putréfaction avancée au sein de la famille Bokassa ? Le pouvoir de Bangui devrait-il faire le jeu de la famille Bokassa ou de l’homme politique Jean Serge Bokassa ?

Kangbi ndara




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