Affaire Yao-Ye-Nweze-Robembe : l’ordre de mise en liberté émis par la Cour d’appel rejetté

Kangbi-ndara.info/ Les présumés accusés Daniel Nzewe et Chistophe Robembe arrêtés en juin dernier sont toujours en détention quand bien même un ordre de leur mise en liberté a été délivré le septembre dernier par la Cour d’appel de Bangui. De nos sources proches du dossier, le magistrat instructeur de connivence avec la partie plaignante pèse de son poids pour la non application de cette ordonnance judiciaire.

justiceD’après un document de justice signé par le Magistrat Fidèle Mbango parvenu à Kangbi-ndara, l’affaire Yao Ye-Nzewe que certains prenaient pour la casse du siècle, se révèle au fil du temps une faiblesse de certains juges car un dossier truffé de coups bas politiques. Ledit document ordonne la mise en liberté immédiate des sieurs Christophe Robembe et Daniel Nzewe, depuis le 30 septembre 2016, «si ils ou elles ne sont pas détenus (es) pour autre chose », indique le document. Mais à la surprise, sans doute générale, ce document souffre de non application et les détenus  purgent sans jugement une peine qui ne dit son nom et sur fond de règlement de compte apparent. Plusieurs sollicitations ne serait-ce de la mise en liberté provisoire émis par les avocats communs des accusés se sont vues simplement et régulièrement rejeter par le juge instructeur en charge du dossier que l’on suspecte d’être très proche de la partie plaignante.

L’on aurait cru que les détenus ne disposaient d’assez de garantis pour bénéficier d’une liberté sous caution de la justice. A la lumière d’une vérification de Kangbi-ndara, les accusés disposent d’assez de garantis de représentation, en occurrence maisons, situation professionnelle, situation sociale, etc.

En dépit de l’ordre de la mise en liberté récemment émis par me magistrat Mbango, nos sources d’affirmer que le juge instructeur  Narcisse Ted-Issa Bedengba influe l’exécution de cette ordonnance pour « des raisons plausiblement inavouées ». Aussi, l’on voudrait savoir le pourquoi de la correspondance du Directeur de Cabinet du ministre de la Justice demandant au Parquet général de recourir à son pouvoir de cassation dans cette affaire.

Les proches et parents des détenus disent observer sans coup férir là où les conduira la justice à la centrafricaine du fait que les états d’âme semblent gagnés les reflexes professionnels de certains juges qui piétinent imperturbablement les textes pour satisfaire leurs égos. Même si l’on pourrait avoir leurs antécédents avec les détenus, le mieux serait de ne pas y impliquer le peuple centrafricain au nom duquel les juges sont censés jurés pour dire le droit. Cette lassante affaire dépasse tout simplement l’entendement et ramène à l’esprit de certains les souvenirs d’une justice sous le règne Bozizé quand le juge ordonnait la mise en liberté provisoire, aussitôt on déportait le détenu à la prison de Bossembélé. Dans le cas présent, Nzewe détenu provisoirement à Ngaragba a longtemps été déporté au Camp de Roux. L’on connait la suite d’une telle conduite judicaire et de telles frustrations. Que l’histoire ne se répète pas !

Paul Morais 

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