Afrique centrale: Transfert de l’eau du fleuve Congo : la Commission interministérielle adopte son règlement intérieur

MARCEL TSHISHIKU- La Commission interministérielle de la problématique du transfert de l’eau du bassin du fleuve Congo vers le lac Tchad a adopté, hier mardi, le texte de son règlement intérieur. Les membres de cette Commission se sont ainsi prononcés le 1er jour des travaux organisés du 24 au 26 juin courant dans la salle des conférences du ministère des Affaires étrangères à Gombe, une commune de la ville de Kinshasa. Le document du règlement intérieur adopté sera transmis aux autorités compétentes pour être validé, avant sa mise en application.

congoSelon certains experts, la réussite de ce projet, dont l’historique remonte aux années 70, entraînera le dessèchement du fleuve Congo et de la célèbre cuvette centrale, l’arrêt du barrage hydroélectrique d’Inga, voire le début de la désertification du territoire congolais et tant d’autres conséquences fâcheuses. Ils précisent que, réunis vendredi 4 et samedi 5 avril 2014 en Italie, les Etats membres de la Conférence du bassin du lac Tchad viennent de boucler une tournée de collecte des fonds auprès des bailleurs de fonds. Ces pays riverains du lac Tchad sont notamment le Tchad, le Niger, le Nigeria et le Cameroun. Ils veulent obtenir de leurs partenaires un décaissement de 800 millions d’euros en vue de construire un gigantesque canal susceptible de conduire l’eau du fleuve Con- go jusque dans le lac Tchad qui a perdu 90% de sa superficie en cinquante ans. Des scientifiques ont démontré que de graves déséquilibres peuvent découler de ce projet, tant sur l’écosystème que sur la production hydroélectrique, voire sur la navigabilité du fleuve Congo.

La Régie des voies fluviales, la Compagnie maritime du Congo et la Société nationale d’électricité (SNEL) se plaignent régulièrement de la sévérité de l’étiage du fleuve Congo depuis un temps. Pour ces sociétés de la RDC, l’eau du fleuve Congo diminue à un rythme tel qu’il ne serait pas de bon aloi de laisser faire pareille initiative. D’ores et déjà, sur le site d’Inga, l’ensablement est tel que les abonnés de la SNEL sont régulièrement contraints d’accepter des délestages afin de combler le déficit de production de l’électricité. Dans cette optique, la construction des barrages d’Inga III et IV
risque d’être renvoyée aux calendes grecques, parce que l’eau ferait cruellement défaut.
Bref, le transfert de l’eau du fleuve Congo vers le lac Tchad constitue, aux yeux des Congolais, un projet porte-malheur pour le peuple congolais. Il ne fera qu’affamer et endeuiller ce peuple déjà trop meurtri par la guerre de l’Est qui est en fait le transfert des problèmes rwandais sur le territoire de la RD Congo.

Aujourd’hui encore, les ennemis du peuple veulent transférer les problèmes
tchadiens sur le territoire congolais.

 

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