Alep de Centrafrique : l’insécurité érigée en mode de vie au KM5

Kangbi ndara.info/Le maintien de l’ordre et de la paix se heurte encore aux actes crapuleux des porteurs d’armes dans le troisième arrondissement Bangui.

Vivre au KM5 n’est sans doute pas de vivre à Alep en Syrie ou les vols à main armée règnent en maitre. Ces dernières semaines, il ne passe pas une nuit où les habitants de ce quartier populaire croisent des malfrats. Il est très dangereux  de se promener au de-là de 20h car d’aucuns prétendent que  » le KM5 cache beaucoup de chose« .

Le mois de février dernier, de diverses sources officielles ont enregistré plusieurs cas de personnes dépouillées de leurs argent, téléphones, motos, et autres.

Le vendredi 23 février 2017, une rivalité entre groupe d’auto-défenses s’est tournée au vinaigre. Selon certaines sources au Km5 Il y a eu mort d’hommes, des blessés et autres pertes matérielles. En effet, la question d’insécurité n’est pas nouvelle dans ce secteur. Elle est longuement abordée par les médias, les groupes religieux, les associations des victimes et les réseaux des droits de l’homme. Le KM5 échappe toujours au contrôle des forces de l’ordre. Les affrontements récurrents et braquages quotidiens confirment la persistance de l’insécurité dans cette partie de Bangui.

C’est avec un ton alarmiste qu’Alamine M, vendeur de friperie réclame la restauration de la souveraineté de l’Etat. « Les mots me manquent pour qualifier ce qui se passe au KM5. Les cas des braquages, les jets de grenades, les assassinats nocturnes nous dépassent ici. La semaine dernière un modeste foyer a été pillé par des bandits armés. On fait semblant de dire que KM5 n’est pas une zone hostile, alors que nous savons que rien ne va de mieux. Les autorité doivent venir à notre secours ».

Car d’un moment à l’autre, par la volonté des ennemis de la paix, la situation peut dégénérer.  De tout bord, les habitants de KM5 veulent la paix. Même si la jeunesse Centrafricaine est désœuvrée, victimes d’un avenir incertain, cela ne doit pas inciter certaines personnes à développer des activités criminelles pour gagner leur pain.

Sieur Roger K. condamne ceux qui s’adonnent à cette pratique. Dans son raisonnement, l’on déduirait facilement qu’il n’est pas profitable de cultiver l’insécurité et le gain mal acquis.

Plusieurs Banguisois, se disent favorables au retour des cheiks points dans les huit quartiers et réclament du gouvernement des patrouilles régulières des forces de sécurité dans tous le KM5.

Par ailleurs, il convient de rappeler que le redéploiement des FACA à Pahoua est salué par les sur la majeure partie du pays et même pas certains habitants de KM5, qui souhaitent voir la même chose dans leur localité. Un brin d’espoir pour défier les malfrats et restaurer l’autorité de l’Etat. Le KM5 n’est pas un Etat dans un Etat, qu’on se le dise franchement.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                          Steve Rolf Domia leu Bohoula




Laisser un commentaire