Allié politique : Kparekouti du PUR se désolidarise de Touadera et rejoint l’opposition

Kangbi-ndara.info/Le Parti de l’Unité et de la Reconstruction (PUR) retire son soutien au régime du Président Faustin Archange Touadera. Son président Eddy Symphorien Kparekouti vient d’abandonner la barque des alliés du régime ce 12 janvier 2019 à moins de trois ans de la prochaine présidentielle.

C’était prévisible, les publications critiques, hostiles et « attaquatoires » du président du PUR sur les réseaux sociaux à l’encontre du régime politique en place trahissaient ce revirement.

Ce jour devant la presse nationale, le président du PUR, qui croit en la baguette magique, s’est révélé moins convaincant au sujet du dialogue du 24 janvier prochain à Khartoum entre le Gouvernement et les acteurs de terreur opérant encore dans le pays.

Eddy Symphorien Kparekouti s’est montré, rigoureux voir insensible aux actions significatives menées par le pouvoir en place en faveur de la sécurité, de l’économie, de l’éducation, des infrastructures ect. Son parti et lui attendaient voir résoudre, en deux ans et neuf mois, tous les problèmes complexes du pays accumulés depuis plusieurs décennies. Le PUR retire son soutien à Touadera et son Gouvernement car pas d’accord que les choses trainent encore.

En effet, Kparekouti a été peu persuasif et plausiblement en déphasage avec les vraies réalités du pays. Le leader du PUR s’est servi des projectiles enflammés pour claquer la porte au nez du régime politique actuel. Un régime qui selon lui est déjà dos au mur, qui a failli à sa mission.

Pour Kparekouti, son parti le PUR et lui ne seront pas « complices de la mauvaise gouvernance » instaurée par Touadera et son Gouvernement.

Le PUR est certain d’une chose : « le système politique en place a perdu toute légitimité. Qu’il est temps de changer de paradigme par un arrangement politique » qui n’est en fait qu’une transition politique de plus.

En plus de l’option du retour à la case départ, le PUR de Kparekouti juge le Président Touadera d’incompétent, de faible, d’incapable d’accélérer le processus de paix à travers le Désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement (DDRR) et de n’avoir aucune volonté d’entreprendre des démarches pour la levée de l’embargo sur les armes imposée à la République Centrafricaine depuis plus de cinq ans.

Eddy Simphorien Kparekouti se plait aussi d’accuser le régime de Touadera d’être à l’origine de la montée de l’insécurité et les tueries dans plusieurs régions « volontairement abandonnées aux groupes armes non conventionnels » ; du taux de mortalité qui a triplé dans le pays ; des conditions sociales très défavorables dans lesquelles vivent les Centrafricains à l’intérieur et à l’extérieur du pays ; de l’absence de l’autorité de l’Etat dans la majeure partie du territoire ; de la division autour de la feuille de route du dialogue en cours ; de l’échec annoncé de ce dialogue, de l’échec du régime en place à consolider les acquis de la démocratie et de la bonne gouvernance ; de l’injustice sociale amplifiée par le Président de la République et son Gouvernement ; de la discrimination et l’exclusion entretenues par le régime en place depuis 2016 ; du manque d’identification des vrais problèmes qui tuent la RCA.

Le PUR qui a un moment de son histoire a opté pour un soutien « désintéressé » au Président Touadera, enfonce le clou  par une gymnastique de chiffres, sans doute intentionnelle, afin de casser les reins au pouvoir actuel. Le PUR  affirme que sous la transition, seulement 40% du territoire national était sous contrôle des marchands de la terreur armés contre 80% aujourd’hui sous la présidence de Touadera.

Rappelons que le PUR est l’un de la pléthorique liste de jeunes partis politiques nationaux qui ont vu jour en raison de la crise militaro-politique déclenchée en décembre 2012. Laquelle crise le pays peine encore à en sortir.

Kangbi-ndara




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