Analyse : que resterait-il à Catherine Samba-Panza ?

Depuis des semaines, les éléments d'un scandale financier se précisent impliquant les autorités de la transition centrafricaine. Ce qui était dénoncé sous le règne de la rumeur, par les activistes des réseaux sociaux centrafricains, après recoupements par des médias internationaux, se confirment. Catherine Samba-Panza ne serait qu'une prédatrice des finances centrafricaines. Point n'est besoin de revenir sur les détails et les degrés d'implication.

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Et maintenant?

Le sens de l'honneur et de l'intérêt supérieur de la nation commanderaient à CSP de démissionner. Ce qui permettrait au CNT brinquebalant de travailler à la mise en place d'une autre transition, dans la clarté et le consensus à l'issue d'Assises nationales souveraines sous un présidium conduit par les trois responsables religieux reconnus augmenté des trois derniers présidents des derniers assemblées nationales, les Honorables Dondon-Konomabaye et Goambalet, et le président actuel du CNT, N'Guendet. On y rajouterait deux représentants des hommes d'affaires centrafricains, Chambre de Commerce et GICA. Et le plus âgé et respecté des magistrats, en exercice ou pas.

Un présidium de neuf personnalités qui "en Centrafricains" conduiraient des débats souverains pour repenser la transition avec tous; sans les mercenaires.

Bien évidemment, parallèlement à cela, le Parquet doit se saisir dudit dossier de détournement de deniers publics.

Ces Assises consensuelles déboucheraient sur la définition de nouvelles institutions transitoires avec un cahier de charges axé sur l'essentiel des objectifs à atteindre et un chronogramme clarifié de sa mise en oeuvre. 


Point n'est besoin de réinventer la roue car les Centrafricains savent ce qui doit être fait pour pacifier, stabiliser et doter le pays d'institutions légales.

À défaut d'une telle démarche ou toutes autres consensuelles, les tensions iraient grandissantes et les mesurettes de la Société Secrète Internationale ne résoudront rien.

 

Si le CNT, le Parquet de Bangui, les partis politiques, les syndicats et toutes autres organisations centrafricaines œuvrant pour le Bien public et l'intérêt national n'engagent aucune procédure contre de tels actes criminels avérés, puisque la présidence reconnaît cela, tout sera permis.




Henri Grothe

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