L’an Un de Touadera : la tradition des dépenses inutiles

Kangbi-ndara.info/ Plusieurs millions de francs CFA, sans soute, pris aux contribuables centrafricains pour célébrer, le 30 mars 2016, le premier anniversaire de la passation du pouvoir du Président Faustin Archange Touadera. Si environs 1/3 des banguissois se sont délectés, des critiques fusent également sur l’importance donnée à la journée du 30 mars.

touadA en croire l’allure des évènements du 30 mars 2017, l’élection de Faustin Archange Touadera à la Magistrature Suprême centrafricaine n’est pas l’issue d’un vote constitutionnel mais d'un exploit, dit-on, militaro-politique spectaculaire à la 15 mars 2003 du Général François Bozizé ou encore à la Saint Sylvestre de Jean Bedel Bokassa. Pour quelques uns, cet anniversaire dénote l’image d’un Chef d’Etat qui attache moins de prix à sa personne et qui s’oppose au culte de personnalité.

Pour un Etat en quête du redressement tel le cas de la République centrafricaine, un évènement de l’envergure du  premier anniversaire de l’investiture du Prince de Damara en est un peu trop. Plusieurs milliers de tee-shirts effigiés avec le logo des cœurs unis et la photo pixélisée du président, d’importants supports de communication, multiples cérémonies à travers les 8 arrondissements de Bangui et bien entendu des millions de francs évaporés sans doute pour la « bonne cause » ou encore pour pérenniser la tradition des dépenses inutiles. Certains voudraient d’un simple entretien au palais, calqué à la France,  entre Touadera et son prédécesseur suivi d’un discours avec une petite cérémonie symbolique.

Ce qui, pour certains avis, sentait les couilles d’une hyène au Palais de la Renaissance ou le Chef de l’Etat a échangé avec la presse nationale, l’on a noté une présence diplomatique significative mais une sorte de « boycotte » par la classe politique nationale dont les principaux acteurs soient n’ont pas été conviés soient ont simplement répondu par la chaise vide. De toutes les façons Touadera rénové avec une persuasion oratoire surprenante, hier, est déterminé d’avancer de plus belle car « nous n’avons pas reculé et nous n’avons pas stagné donc il y a des avancées » s’est réjouit le Président devant la presse nationale après une année d’exercice présidentiel.  Le stade 20.000 places n'a pas été rempli comme voulu par l'organisation. Qu'y-a-t-il ?

Outre le côté démesure, nombreux sont ceux qui ont jugés les discours prononcés par le Chef de l’Etat centrafricain, à l’occasion du premier anniversaire de son investiture, consistants, convaincants, rassurants et sans tabou, enfin presque sans tabou! Rien n’a filtré des négociations d’Angola ayant pour principaux médiateurs les présidents Dos Santos et Idris Beby auxquels les bandes armées s’apprêtent à y tirer leurs épingles du jeu. Rien non plus n'a filtré des objectifs que le président s’est fixé à atteindre d’ici le cérémonial du 30 mars 2018. Le Président est-il satisfait du travail accompli durant les 365 jours écoulés par le Président de l’Assemblée Nationale, le Premier ministre chef du Gouvernement et le Maire de la Ville de Bangui ? Puisque tout avance comme l’assure le Président des Centrafricains, allons seulement !

Johnny Yannick Nalimo

 

 

 

 

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