Arrestation de Jean Francis Bozizé : que cachent les contre-vérités du communiqué du gouvernement ?

Kangbi-ndara.info/ La lumière luit peu à peu sur les manipulations communicationnelles relatives à l’arrestation du colonel des Forces Armées centrafricaines (FACA) Jean Francis Bozizé le 05 août 2016 à Bangui. Kangbi-ndara s’est fourré le nez dans le foin pour découvrir que :

touadera432le fils Bozizé ne s’est pas livré de lui-même à la Minusca comme l’affirme le communiqué du gouvernement relatif au placement en détention de ce dernier. Effectivement, les nouvelles autorités centrafricaines lui ont fait part du mandat d’arrêt émis à son encontre et du gène politique qu’il représente.

Les recoupements de Kangbi-ndara révèlent qu’après être reçu par le Président Touadera, le mercredi 04 août 2016, le colonel Jean Francis Bozizé a obtenu en soirée un rendez-vous auprès de la Minusca par le biais de Christian Guenebem, porte parole du parti travailliste Kwa Na Kwa (KNK). Le jeudi matin à  8 heures 38 minutes précises, Monsieur Gbaguidi de la section politique de la Minusca a contacté Guenebem via son téléphone portable pour s’assurer de leur venue. La conversation téléphonique entre les deux hommes a duré 23 secondes. Une heure après, Jean Francis Bozizé, Christian Guenebem et une troisième personne, Henri Grothe, se sont pointés à la Minusca. Ils ont été bien accueillis et répondaient aux questions de Gbaguidi et son équipe avant que ne survienne Mme Diane Corner, Représentante spéciale du Secrétaire Général de l’ONU.  Elle a fait savoir aux trois hommes que la Minusca dispose d’un mandat d’arrêt émis par les autorités centrafricaines à l’encontre de Jean Francis Bozizé. Les trois hommes ont été contraints de monter à bord d’un véhicule militaire de la Minusca en direction de la Section Recherche et Investigation (SRI) où ils ont passé 5 jours en détention avant d’être libérés sous caution de la justice.  Kangbi-ndara a aussi vérifié que le passeport de Jean Francis Bozizé n’ait jamais été délivré par la DGSE française avec un nom d’emprunt mais conçu à son nom propre. La copie de son billet d’embarquement en témoigne.

De notre analyse, les paradigmes d’une politique de substitution, ayant portée au pouvoir, non sans peine, Faustin Archange Touadera, se révèlent du jour au lendemain. Nul besoin d’être politologue diplômé de Sorbonne pour déduire qu’en politique, une décision ou une réaction « passionnelle » ne génère que des frustrations là où l’on s’y attend le moins. Les choses se passent ce début août à Bangui comme si son ombre ferait peur au régime politique populaire en place. Une supputation qui expliquerait la vague de communication de diversion alimentant la psychose d’un coup d’Etat ayant pour indice la présence à Bangui de Jean Francis Bozizé.

Si Jean Francis Bozizé justifie sa présence « inopinée » par des difficultés financières en raison du gèle de ses avoirs par la transition, ne serait-il pas prudent de la part des nouvelles autorités, particulièrement du Président Touadera, de satisfaire ce besoin à sa discrétion pour éviter le mauvais temps politique causé par son arrestation, fut-elle si courte ? Un adage humain déconseille la procrastination en ces termes : « Qui remet à demain trouvera malheur en chemin ». La Biblique soutient par cette phrase de générosité : « Ne remettez pas à demain ce que votre main est en pouvoir de faire maintenant ». Les Centrafricains sans loin d’ignorer que ce n’est un gâchis que de se servir des ressources de l’Etat dans de meilleurs délais pour contourner toute situation désastreuse pour la nation toute entière. Mambôkô a wôkô !

Johnny Yannick Nalimo

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