Motif ambigüe : le journaliste Emmanuel Mbrenga arrêté à la CNS

Kangbi-ndara.info/ Emmanuel Brenga, directeur de publication d’un journal périodique est arrêté lundi 16 avril 2018 dans le 2ème arrondissement de la capitale centrafricaine par la Compagnie nationale de sécurité (CNS). Il a tenu en public des propos déplacés à l’endroit des hautes autorités du pays et s’est révélé complice d’un complot visant à porter atteinte à l’intégrité de l’Etat.

Média Plus est le quotidien Banguissois qui a fait connaitre la nouvelle de cette arrestation à la première page de  sa parution du 17 avril 2018. Le quotidien a  indiqué que l’arrestation a eu lieu nuitamment aux environs de 22 heures et que ce serait sur instruction du député de Bouca 2, Teddy Ouedane pour ne pas adhérer à la politique du Chef de l’Etat.

En recoupant cette brève information auprès de quelques témoins des faits et quelques personnalités centrafricaines présentes sur les lieux au moment où le journaliste s’est fait prendre par les éléments de sécurité il en découle ce qui suit ci-dessous.

Un matin ordinaire, le journaliste Emmanuel Mbrenga s’est servi de son téléphone pour joindre le député de Bouca 2 Teddy Ouedane pour prendre rendez-vous. Se présentant comme journaliste, le député et homme d’affaires a accepté de le recevoir la première semaine du mois d’avril en cours. Le journaliste fait comprendre à l’élu de la nation qu’il veut faire la publicité de sa super alimentation, sanck-bar et motel dans son journal. Ce jour le député lui a remis 10 mille francs CFA de transport. Il a promis paraitre demain et un exemplaire du journal sera remis au représentant de la population de Bouca 2.  Des jours passés le journal n’est pas tiré. Le 10 avril dernier, le journaliste recontacte le député pour lui présenter un journal paru en date du 11 avril 2018 compris un publireportage du cadre commercial appartenant au député. La facture du journaliste est de 30 mille francs CFA.  Seulement, d’après vérification du député et de ses proches, le journal serait paru en exemplaire unique car introuvable sur le marché ni au kiosque du Groupe des éditeurs de la presse privée et indépendante de Centrafrique (GEPPIC).

Sentant le roussi, le député exige de voir la publication sur le marché avant paiement.

Le 16 avril aux environs de 17 heures le journaliste se pointe au lieu de commerce du député et prenant place derrière un humanitaire congolais, client du cadre. Ce congolais de retour d’une mission à Bria, rapporte au député ce qu’il a perçu dans cette localité et qui selon lui est très inquiétant pour la sécurité nationale.

Selon un témoin, le directeur de publication Emmanuel Mbrenga s’est invité à la conversation en s’attaquant au congolais qu’il accuse de trahir le plan de ce qui se prépare contre le régime actuel. Le témoin poursuit que d’après les propos du journaliste, c’est le chef de file de l’opposition l’honorable Anicet Georges Dologuele qui planifie le renversement du pouvoir en place depuis Bria.

Le Député qui est de la majorité présidentielle aurait fait comprendre au journaliste que Dologuele est son collègue au parlement et vue la gravité des propos avancés il est judicieux de contacter le chef de file de l’opposition pour vérification. Il a appelé mais l’honorable Anicet Georges Dologuele avec qui le journaliste Emmanuel Mbrenga aurait tenu des réunions secrètes pour déstabiliser le régime de Bangui était en ligne. Le député a contacté Ernest Messedio, secrétaire général de l’URCA parti fondé par Dologuele. Messedio lui a demandé de passer le journaliste. Le journaliste  a nié avoir tenu des réunions secrètes avec Dologuele mais aurait réitéré à son interlocuteur devant plusieurs témoins que Touadera et Sarandji ne valent rien et sont incapables de gérer le pays.

Emmanuel Mbrenga a voulu aussi évoqué le caractère frauduleux de l’élection du président de l’Assemblée nationale l’honorable Abdou Karim Meckassoua au second tour des législatives mais le député de Bouca 2 l’en a empêché.

D’après le l’écoute du son, Emmanuel Mbrenga a parlé du Président Touadera et du Premier ministre Sarandji en des termes vulgaires.

Un autre témoin de révéler qu’au rythme des mots vomis à voix d’une grande portée par le journaliste, aux environs de 22 heures, certains clients ont dû par précaution quitter les lieux. C’est ainsi qu’une personnalité présente avant de lever l’ancre a contacté la Compagnie nationale de sécurité (CNS) pour arrêter le journaliste soutenant l’insurrection armée en préparation dans l’arrière-pays.

Plusieurs professionnels de médias nationaux qui ont auditionné le son n’ont pu avancer mot.

Depuis le 16 avril à ce jour, le journaliste Emmanuel Mbrenga est derrière les geôles de la CNS.

Le procureur général et le ministre de la justice sont saisis du dossier et ont déjà pris connaissance du fichier audio.

Aux dernières nouvelles, il pourrait être libéré ce jour avant la tombée de la nuit.

 

Kangbi-ndara




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