Assemblée Nationale : les députés ont tranché, le PAN Meckassoua est destitué

Kangbi-ndara.info/ L’histoire se créée au parlement de la République Centrafricaine. Le président de l’Assemblée Nationale Abdou Karim Meckassoua vient d’être destitué à majorité écrasante.

Il a beau vidé sa besace pour se défendre mais la sentence de ses collègues a été irrévocable avec 98 voix sur 41 et un bulletin nul.

Comme prévu par mes textes réglementaires de l’Assemblée Nationale centrafricaine, le vote a été fait à bulletin secret.

L’inévitable plénière de ce vendredi 26 octobre 2018 marque l’histoire de l’Assemblée Nationale de Centrafrique avec la destitution du président d’Abdou Karim Meckassoua, député du 3ème arrondissement, quartier le plus instable de la capitale centrafricaine.

Le président sortant de l’Assemblée Nationale, jugé très roublard et allié inconditionné de la France, n’a pas pu convaincre ses collègues dans ses deux prises de paroles relatives à sa défense. Il a été extrêmement très peu persuasif quant à la nature de l’accord illégal signé avec Mme Agnès Dekono, femme d’affaires centrafricaines, relatif aux attributs qu’il a remis aux députés sans en avoir les qualités pour après payer avec les frais de l’Assemblée Nationale centrafricaine.

Le PAN Meckassoua a lors de son discours défensif exposé l’étendue de ses relations au niveau internationale en citant quelques fois des noms occidentaux difficiles à prononcer pour le centrafricain lambda.

Meckassoua a également lors de la plénière de ce jour fait preuve de maladresse en faisant porter le chapeau de certaines de ses maladresses administratives à son  loyal allié l’honorable Aurélien Zingas qu’il n’a daigné prononcer avec respect graduel lors de ses deux locutions circonstanciées.

Aussi, Meckassoua n’a pas trouvé mot pour répondre justement et de manière convaincante aux préoccupations de Soni Bengone, député du 2ème arrondissement, insistant sur la nature des troubles susceptibles de déconstruire les acquis démocratiques relativement à la destitution du PAN.

De nombreux députés républicains et dignes de confiance présents dans l’hémicycle n’ont pas apprécié le fait que le PAN, dans sa défense, traite quelques-uns d’entre eux  de calomniateurs et de ses dénigreurs auprès du Président de la République Faustin Archange Touadera.

Après une auto plaidoyer d’une heure et demi qui n’a pas séduit ni la majeure partie du peuple encore moins bon nombre de députés, Meckassoua a assisté avec impuissance à sa destitution avec très près de 100 voix sur 140.

Dans certains quartiers de Bangui les habitants été en liesse.

Le malheur politique tombé ce vendredi sur Meckassoua n’est pas fortuit du fait que plusieurs ont été ceux qui l’auraient vu quitter, hier, l’enceinte de l’Assemblée Nationale dans des circonstances très irrégulières. Meckassaoua a abandonné son véhicule de commandement pour se faire conduire par son neveu Chamsou à bord d’une patrol Toyota sous l’escorte d’un policier sénégalais de la Minusca assis au côté droit de la cabine.

Conformément à la Constitution centrafricaine et le règlement intérieur de l’Assemblée Nationale de Centrafrique, le PAN sortant Abdou Karim Meckassoua a été destitué pour manquement aux devoirs de sa charge. Ses collègues le considèrent comme le principal responsable des maux administratifs endurés depuis les deux dernières années marquant la présidence Meckassaoua.

Les textes réglementaires en vigueur du parlement national stipulent que le doyen d’âge et les trois plus jeunes députés formeront le bureau provisoire de trois jours avant élection du futur président de l’Assemblée Nationale.

Kangbi-ndara




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