Attentat à la CNSS : le dactylo conspirateur traite Touadera de pingle

Kangbi-ndara.info/  C’est une des histoires administratives des plus incongrues vécue depuis près d’un mois à la direction générale de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS). L’histoire d’un glauque dactylographe qui use des services d’un sorcier pour destituer son directeur général.  Ce conspirateur ayant manipulé à dessein plusieurs de ses collègues, se révèle un des hommes du pouvoir en place précisément un agent du Président Faustin Archange Touadera. 

aaaaaaNono Noël Dokafeï est pasteur à l’Eglise Ngoubagara de Bangui. Il est aussi secrétaire dactylographe à la direction générale de la CNSS. Il est recruté depuis plusieurs années à Bossangoa (Nord). Présentement, il remplit cette fonction à plein temps à la direction générale de la CNSS à Bangui. Le dactylo Dokafeï a présenté un dossier à sa direction pour être reclassé, car embauché secrétaire. Le reclassement n’a pas lieu. Depuis lors, Nono Noël Dokafeï en fait une affaire personnelle.

Depuis l’avènement au pouvoir du Président Faustin Archange Touadera en mars dernier, se révélant un des sbires du président, Dokafeï enkyste une frange du personnel de la CNSS. Le combat vindicatif de Dokafeï a pour but de destituer Richard kwangbo-gbuda,  actuel DG de la CNSS. Un secrétaire dactylographe (la grenouille) qui veut éjecter un directeur général (le bœuf). Cela ne se passe pas dans un livre de compte pour enfant, ni au Gandwana mais dan la capitale de la République des Réalités Contraires, Bangui. L’objectif final de Dokafeï est de placer à la direction générale de la CNSS un proche parent du nom de Feikoumon, ex-chef des Etudes à la CNSS. Feikoumon récuse être mêlé au sordide projet de Dokafeï.  

Le conspirateur Dokafeï affirme avoir battu campagne pour le candidat Touadera et aurait au présent des entrées à la présidence de la république voir dans l’entourage immédiat du Président. Fort de ce privilège opportuniste, il réussit à glaner à sa cause cinq de ses collègues de petits calibres, qui archivistes, qui plantons etc. La légère machine du complot est ainsi montée, il ne reste plus qu’à la faire fonctionner prudemment. Pour cela, Dokafeï s’érige en sauveur de ses collègues et doit maintenir la chaleur. Il organise des réunions régulières dans différents endroits de la capitale au cours desquelles il promet des postes de rêve à ses collègues. Le dactylo de rassurer que Touadera enquête depuis un bout de temps pour trouver motif à rapporter le décret de la nomination du DG.  L’explosion est imminente !

La messe se tenait régulièrement mais rien ne changeait en amont de la CNSS ni dans le quotidien professionnel de Dokafeï et de ses adeptes qui ne demeurent que de petits employés. Plus le temps a raison de son attente utopique, plus Dokafeï est confus, plus l’engouement de ses collègues manipulés refroidit. Offusqué de voir imperturbable le DG kwangbo-gbuda, Dokafeï perd le contrôle. Au cours d’une de ses dernières réunions, il traite le Chef de l’Etat Faustin Archange Touadera de pingle. Sans que sa langue ne lui fourche, Dokafeï laisse entendre que le Chef de l’Etat ne lui donne pas plus que 20.000 francs CFA à chacune de leur rencontre.

Tel un terroriste obnubilé par une récompense divine incertaine, Dokafeï ne recule devant rien. L’on dirait qu’abandonner est un vocable extraterrestre. Le faramineux ne cède pas au désespoir. Il s’ingénie de prêcher des fariboles à ses cinq collègues. Le pasteur Dokafeï  élabore un plan étincelant. Il charge un certain Richard Reboas lui quérir un puissant sorcier à Bossangoa (Nord). Le redoutable sorcier que le religieux fait venir à Bangui a pour mission de faire usage des pratiques mystiques dans les locaux de la CNSS pour détrôner Richard kwangbo-gbuda. Ainsi, même sans le détonateur Touadera, la bombe mystique explosera, l’attentat aura lieu et il pourra  le revendiquer.

La vision fantasmagorique du sorcier ne détecte aucune raison de ligoter le DG par le mauvais sort. L’on témoigne que le DG est emprunt des qualités humaines qui dégagent en lui une modestie particulière. Le sortilège essayé une seconde puis une troisième fois ne donne rien. Au bout de quelques jours de tentatives infructueuses, l’exigüité du sorcier le pousse à livrer le secret à un tiers. Le sorcier use de discernement et jette l’éponge. Le confident du sorcier réussit à s’introduire chez kwangbo-gbuda  et lui met au parfum du complot orchestré par Dokafeï. Le DG ne morigène pas le dactylo pour cet attentat administratif manqué mais juge bon de laisser faire la justice.  

Lors des enquêtes judiciaires, les cinq employés de la CNSS manipulés par Dokafeï reconnaissent les faits et s’excusent de succomber à la manipulation. L’audition du dactylo conspirateur programmé le 23 août 2016 est reportée ultérieurement. L’avocat du mis en cause est absent, une avocate lui est affectée.

Nono Noël Dokafeï, peu agité et vêtu d’un ensemble veste de couleur grise le 23 août 2016  au tribunal de Bangui, est de la préfecture de l’Ouham comme Steve Feïmona, deuxième substitut du procureur en charge de cette affaire.  Ce rapprochement ethnique influencera-t-il la décision judiciaire relative à ce dossier ?

A suivre…

Johnny Yannick Nalimo

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