Audit de la Transition :Touadera exhumera-t-il tous les crimes en col blanc ?

Kangbi-ndara.info/  L’audit sur la gestion du gouvernement de la Transition en Centrafrique prend de plus en plus forme. Les nouvelles autorités en font une de leur priorité. L’on ne sait encore si cet audit vise-t-illes trois transitions enregistrées en Centrafrique ou particulièrement celle dirigée par Catherine Samba-Panza.

cspkamounC’est indubitablement prévisible car dès la prise de fonction de Firmin Ngrebada, Directeur de cabinet du président Faustin ArchangeTouadera, l’on signale de la présidence de la république une difficile collaboration entre son cabinet et celui de l’ex-présidente CatherineSamba-Panza. La nouvelle équipe voit en aversion l’ancienne. Une triste réalité administrative malheureusement relative.Les nouveaux ministres se plaignent de l’inconfortable condition de travail transmise par leurs prédécesseurs. En outre, les nominations par décrets et arrêtés ministériels tardent à tomber.Face à de telles situations l’on commence déjà à réaliser qu’il se trame quelques choses de frustrant dans la tête de nouvelles autorités. Des autorités éprises d’une « dangereusevolonté » de déplaire au peuple. Cette frustration s’appelle : l’audit de la gestion des biens de l’Etat.

De sources anonymes proches de la présidence de la République,Touadera aurait récemment donné son feu vert à la Cour des comptesderéveiller les vieux démons. Le nouveau Chef d’Etat centrafricain projette une vérification des dépenses effectuées par le gouvernement de l’ex- Premier ministreMahamatKamoun et plausiblement celui d’AndréNzapayeke. Pour une haute autorité de la transition, Touadera va très vite en besogne au lieu de se focaliser sur l’essentiel. Selon ce dernier, ce qui urge réellement pour le peuple c’est le « désarmement des bandes armées » ; le « retour des personnes abritant les sites de déplacés chez eux et le lancement du processus du DDR,R ».  De toute évidence, les centrafricains sont favorables à l’initiative d’un audit sur toutes les institutions de l’Etat de la transition de Bozizé en 2003 jusqu’à celle de Samba-Panza. Or, à ce qu’il parait, le « Touaderamètre » n’est fixé que sur la transition portant le scandaleux enseigne du « don angolais ».Passer au contrôle de gestion de la transition « Catherinéenne » impliquerait toutes ses institutions notamment la présidence, le Conseil national de Transition, la Cour Constitutionnelle de Transition, le Haut Conseil de Communication de Transition, l’Autorité nationale des élections etc. Une activité qui prendrait sans doute beaucoup de temps et exigerait d’importantes dépenses de l’Etat.

Si l’enquête qui doit être menée ne vise que la transition de Samba-Panzaalors, qui pour exhumer les graves actes de criminalité en col blanc commis ostensiblement durant le régime précédant la transition de 2013 ? Qui ignore à ce jour le paranoïaque scandale minier enregistré dans la Mambéré Kadei portant la signature de l’ex-ministre des mines Sylvain Ndoutingaï ? Qu’avait flairéAbdou Karim Meckassoua pour insister d’un audit sur la gestion de son prédécesseur FidèleGouandjika ? Quel mystère cachel’achat du vieil avion C 130 Herculesde FrançoisBozizéayant longtemps servi les américains pendant la seconde guerre mondiale ? Le peuple ne doit-il pas être au parfum de près de 100 milliards prêtés à Bozizé par la Chine? Combien l’ancien Maire de la ville de Bangui Jean Barkés Ngombe Kette a-t-il réellement pris pour qu’il soit accusé de détournement de denier public ? Que dire de la descente aux enfers de la Sonatu ? Les milliards que le Quatar et le Soudan avaient donnés à MichelDjotodjaau nom de la nation ont servi à quoi ? Autant de forfaits précédant la transition qui devraient en réalité interpeller les nouvelles autorités.

Par le fait, si les nouvelles autorités ne contingentent ledit audit qu’exclusivement à la transition de SambaPanza cela trahirait sans doute les intentions du régime actuel à des règlements de comptes suffisamment décriés des centrafricains.Oui à l’audit de la transition et des régimes précédents pour y tirer des leçons conséquentes !

Johnny Yannick NALIMO

 

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