Bambari : étrange cargaison d’un hélicoptère français

Kangbi-ndara.info / Un hélicoptère de la force française de la mission Sangaris s’est brièvement posé le 02 novembre 2015 à Bambari principale ville du Centre et l’une des bastions de l’ex-rébellion Séléka. Un bref atterrissage, aux environs de 10 à 11 heures, qui a inquiété de nombreux habitants.  

sangarissssD’après diverses sources civiles et militaires contactées hier à Bambari, il s’agit du retour accompagné et discret des éléments de l’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC) du chef de guerre Ali N’Daras dont deux autres avaient été tués dans une embuscade tendue dans le 8e arrondissement de Bangui par des inconnus.

Cette version est confirmée à Bangui par une haute autorité militaire centrafricaine qui tient à souligner que de telle mesure sécuritaire devrait être prise avant, pendant et après le séjour de la délégation de l’UPC à Bangui afin d’éviter la tragédie connue de tous.

En effet, une délégation de l’UPC composée d’environ 6 hommes avait séjourné à Bangui dans le but de rencontrer la Cheffe d’Etat Catherine Samba-Panza dans le cadre des consultations populaires sur insistance de la Communauté internationale (Ambassade de France) mais deux membres de cette délégation avaient été assassinés à Combattant par des hommes venus à bord de motos et un troisième gravement blessé.

Les dernières versions des faits  révèlent qu’ils avaient quittés leur Hôtel (Levis) sis le 1er arrondissement de Bangui en direction de la base des forces françaises pour livrer des diamants issus des mines du Centre-Est qu’ils auraient apportés. Leur position trahit, le taxi dans lequel ils se trouvaient était poursuivi à leur sortie du camp militaire français par plusieurs motos dont les conducteurs seraient des Antibalaka. Le bilan de cette embuscade fait deux morts et un blessé. La Sangaris vient le lundi de ramener le reste de la délégation à l’hôtel.

Par ailleurs, à plusieurs centaines de kilomètres de Bambari,  à Bangui, les parades aériennes d’un autre hélicoptère de la Sangaris survolant en rase-motte le même jour au point zéro n’a pas été du goût des résidents du centre-ville. Certains ont dû joindre d’urgence la Sangaris pour explication sur ce « signal ».  Un survol à très basse altitude que la Sangaris justifie par de simples prises de tête du pilote de cet engin meurtrier.

Pour de nombreux Banguissois, les hélicoptères de la Sangaris dans le ciel de Bangui présage toujours le malheur.

Chaperon Bleu

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