Bambari : plus de 32 morts, le Gouvernement prend des dispositions

Kangbi-ndara.info/ LAux dernières nouvelles provenant de la Bambari, chef-lieu de la Ouaka au centre de la République Centrafricaine, le bilan des violences sanglantes et meurtrières perpétrées depuis le 17 mai dernier à ce jour ont fait plus de 32 morts et plus d’une vingtaine de personnes blessées. Des mesures sont prises par le gouvernement et ses partenaires en matière de sécurité pour un retour à la normale dans cette partie du pays.

Bambari située à environ 385 kilomètres de Bangui, ville déclarée « sans armes » en 2016 par la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations-Unies pour la stabilisation de Centrafrique (Minusca) vient de renouer avec les violences.

Le groupe rebelle ayant adopté le mode opératoire terroriste dénommé UPC multiplie des actes de terreur dans la localité et fait de nombreuses victimes et d’importants dégâts matériels.

Selon des sources locales, l’assassinat de trois éléments du groupe UPC du général Ali DARASSA a été à l’origine de cette soudaine montée de violence dans la ville.

Des sources hospitalières de la zone chiffrent à plus de  32 morts dont le major de l’Hôpital Universitaire de Bambari et un gendarme détaché dans la ville. Ces mêmes sources estiment à moins 22 le nombre des personnes blessées  par balles.

Le préfet de la localité est placé sous la haute protection du contingent Mauritanien de la Minusca détaché dans la ville.

De nombreux habitants ont trouvé refuge en brousse et dans les camps des personnes déplacées.

Malgré la patrouille des casques bleus  certains quartiers sont encore contrôlés par des éléments de l’UPC.

Le gouvernement centrafricain qui a déjà déployé une section des Forces armées centrafricaines (FACA) accompagnées des russes à Sibut vient de dépêcher une autre équipe à Bambari.

Nos sources proches du département centrafricain de la Sécurité affirment que mission de Bambari est une mission d’inspection qui débouchera à une solution efficace en matière de sécurité non seulement à Bambari mais dans toute les zones du Centre, de l’Est et du Nord centrafricain.

                                                                 Renaud Davy Yagoad




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