Bangui : 4 morts et 27 maisons incendiées dans le 7e arrondissement

Le quartier Ouango dans le 7e arrondissement au sud-est de Bangui où réside la présidente de transition, est sous le choc. Au moins 4 personnes ont été tuées, plusieurs autres blessées et, 27 maisons incendiées suite à des heurts qui ont opposé mardi soir des miliciens antibalaka à la population, selon un notable du 7e arrondissement.
 
incendie-4« Des miliciens  Antibalaka ont attaqué à l’aide de grenades et d’armes automatiques le secteur depuis hier (mardi). Ils se sont violemment pris à la population civile. Le bilan qui m’est parvenu fait état d’au moins 4 morts, de plusieurs blessés, et de 27 maisons incendiées ».
 
L’attaque a été violente, mais le bilan reste mitigé : 4 morts selon les autorités locales, une dizaine selon certains parents des victimes.
 
D’après de nombreux habitants de Ouango, « la cohabitation est difficile entre les Antibalaka qui excellent dans les pillages, les braquages et les exactions, et la population depuis la crise  survenue le 7octobre à Bangui. Ces miliciens sont devenus aussi furieux face au refus de la population d’observer leurs mots d’ordre : ville morte et concert de casserole », rapporte un habitant du quartier.
 
« La colère a fini par s’exploser hier mardi, lors qu’un Antibalaka, présumé auteur d’un braquage est lynché par une foule en colère », a poursuivi la même source.
 
 La réaction des Antibalaka a été violente, disproportionnée et le bilan est lourd : des morts, des blessés, des maisons incendiées et, de nombreux déplacés.
 
 Ces faits se sont déroulés alors que des forces onusiennes (des soldats rwandais) sont basés dans le secteur, autour de la résidence présidentielle et à deux autre endroits plus loin.
 
Tim Barès
 
 
 
Ces forces internationales déployées un peu plus tard dans le secteur tentent de contenir la tension, mais la population ne s’en remet pas.
 
 
 
Les Antibalaka mis en cause disent se défendre face à un groupe de jeunes et des FACA instrumentalisés par le pouvoir en place pour contrecarrer leurs actions. « Un groupe de jeunes mélangés avec certains éléments des forces armées centrafricaines à la solde des autorités de transition, se sont opposés à nos actions sur le terrain. Ils ont abattu un de nos éléments. Notre réaction vise à nous défendre contre cette agression », justifie Igor Lamaka, porte-parole du mouvement Antibalaka.
 
 Les miliciens se sont dissimulés au sein de la population pour fuir toute éventuelle traque tandis que les habitants du secteur continuent de fuir en masse.
 
 Nombreux ont trouvé refuge à l’église catholique St Paul des Rapides dans le même quartier.
 
 Ce nouvel incident se produit alors que la Présidente de transition a ouvert le même jour des concertations au palais présidentiel avec les forces vives de la Nation en vue de décrisper la crise qui paralyse la capitale depuis une semaine. C’est aussi dans ce contexte que le gouvernement du premier ministre Mahamat Kamoun est interpelé par le Conseil National de transition, le parlement provisoire  sur la gestion des fonds d’un montant de 10 milliards accordé à la République Centrafricaine par l’Angola et dont la présidente de transition est accusée d’en avoir détournée un quart (2, 5 millions de dollard).

Comments

comments




Laisser un commentaire