Bangui : des barrières érigées tous les 100 mètres pour exiger la démission de Samba-Panza

Kangbi-ndara.info/ Le soleil se lève sur Bangui ce matin dimanche 27 septembre 2015 avec le refrain populaire depuis 2014 à savoir : « la démission sans délai et sans condition de Catherine Samba-Panza et son Gouvernement ». Réaction faisant suite aux évènements sanglants et meurtriers d’hier à Bangui.

IMG_0741Dès les premières heures de la journée d’aujourd’hui, des coups de sifflets ont été entendus dans plusieurs quartiers de la capitale centrafricaine, invitant ainsi les habitants à descendre dans la rue pour exiger la démission de la Présidente de la transition par intérim Catherine Samba-Panza qui se trouve encore à l’extérieure du pays (Pérou). Il est impossible de circuler ce matin sur les Avenues des Martyrs, de France et de l'Indépendance en raison des barrières discontinues érigées dans tout le 2e arrondissement de Bangui où les manifestant devraient se rencontrer pour marcher tout en scandant la "démission" de Catherine Samba-Panza.

D’après nos informations, le point de convergence des manifestants est fixé au monument des Martyrs dans le 2e arrondissement avant de faire sit-in devant le siège des Nations unies à Bangui.

Des informations non confirmées attestent que l’ancien Ministre d’Etat et candidat à la présidentielle future Jean Serge Bokassa serait dans la rue pour soutenir les manifestants. Kangbi-ndara a vainement tenté de joindre cette personnalité dont le téléphone est éteint jusqu’à l’heure où nous mettons cet article sous presse.

D’après quelques manifestants couverts sous l’anonymat, la présidente Samba-Panza n’est pas à la hauteur de la situation actuelle de la République centrafricaine et qu’il faut repenser les urgences à savoir désarmer de force les détenteurs illégaux d’armes avant de songer aux élections. Un exercice que les manifestants disent attendre des « Autorités de la 3e transition ».

Des forces de l'ordre nationale sont descendues surplace sans dégager les barrières. Les hilocoptères Appaches de la Sangaris survol Bangui. L'ambiance est funéraire mais quelques banguissois ont quand même le courage de déguster quelques bières tôt ce climat douteux.

Rappelons que la journée du 26 septembre a été fortement marquée par des échauffourées dans les 3e et 5e arrondissements de Bangui. Le bilan des violences d’hier va de 10 à 30 morts et plus de 50 blessés par balles. Sur le terrain les patrouilles des forces étrangères notamment celles des forces françaises de la Sangaris et des forces onusiennes se font huées par la Banguissois qui accusent ces derniers d’être responsables et de ne pas bien remplir leur mission en Centrafrique.

Stéphane Kenguele

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