Bangui ville ordurière et insalubre : la langue du Maire Emile Gros Raymond Nakombo lui fourche

Kangbi-ndara.info/ Depuis que certains médias nationaux tournent et retournent objectivement leurs projecteurs sur l’insalubrité qui gangrène la Capitale centrafricaine avec des tas d’ordures et des hautes herbes, le si tonitruant Maire de Bangui, Emile Gros Raymond Nakombo titillé sur la situation, semble voir le diable partout. Selon nos informations, ce 26 septembre, il a convoqué d’urgence une réunion avec le personnel de la Mairie.       

 

emile-grosAu cours de cette rencontre, il aurait traité les médias centrafricains qui se préoccupent de la salubrité de leurs villes comme des « lanceurs d’alerte minables ». Cerise sur le gâteau, il aurait tenu des propos subsidiairement bas de gamme. Nul besoin d’être doté d’une puissante intuition pour calligraphier avec exactitude le gestuel du Maire Emile Gros Raymond Nakombo depuis la publication de l’article : « Le Businessman Maire de Bangui Emile Raymond Nakombo déçoit » le 22 septembre 2016 par le canal de Kangbi-ndara. Emile Raymond Gros Nakombo parait de plus en plus dubitatif, nerveux, intimidant et quelques fois rouge comme un « gbangbéngué » (piment très piquant cultivée dans la Mambéré Kadéi). A ce piment, la légende attribue des pouvoirs mystiques et érotiques. Les natifs de la zone s’y reconnaîtront.

En effet, l’article dénonciateur de Kangbi-ndara relatif à la montée en puissance des déchets, ordures, hautes herbes et d’un perceptible cadre de vie hautement insalubre pour plusieurs centaines de milliers de Banguissois a été largement consulté par les internautes (3000 vues en 48 heures) et une vente quasi complète de la version papier au kiosque du GEPPIC à Bangui (300 exemplaires à 500F CFA l’unité). Facile de comprendre que les Centrafricains ont tous, les yeux rivés sur Les actions de la Municipalité et attendent impatiemment du Maire des actes concrets pouvant leur garantir un minimum de salubrité en cette saison pluvieuse. 

Quand on sait que le choléra est passé par là et que cette Mairie de Bangui prétend s’y investir pour le bien-être des centrafricains, il y a lieu de se demander si la lutte contre le choléra, la variole des singes – deux épidémies déjà déclarées dans le pays ne s’accommode-t-elle pas avec  la salubrité. Une telle attente devrait en tout état de cause, pousser le maire à user de tact et de finesse pour aboutir à des résultats salvateurs même à seulement cinq mois d’activités. Une telle attente guiderait l’ancien Directeur général de la compagnie d’exploitation des tabacs centrafricains (CETAC) à s’ouvrir davantage aux personnes ressources pouvant l’aider à réussir sa mission, en dépit de tout. Bien évidemment, qu’il soit prudent en matière de gestion de son personnel, car le  « diable » réside bel et bien à la Mairie et non dans les articles considérés par Emile Gros Raymond Nakombo de « satiriques »!

Le sanhédrin du Maire

Le 26 septembre dernier, à l’heure où les ordures et déchets gagnent du terrain dans la capitale et que la ruelle qui jouxte l’ENAM pue et est quasi impraticable après chaque tombée de pluie, des anonymes ont contacté nuitamment la Rédaction Kangbi-ndara pour signaler la tenue d’une réunion à la Mairie sur initiative du premier citoyen de la ville de Bangui. La réunion a lieu dans la journée du 26 septembre 2016. D’après ces anonymes, le maire est très furieux car ne digérant pas le contenu de cet article rédigé, sans doute, objectivement par son (neveu) qui est, selon lui, « un minable ». Entre autres points à l’ordre du jour de la réunion du 26, le procès de l’article dénonciateur sus évoqué. Le Maire aurait lâché des mots, que nos sources qualifient de « frustrants » devant ses administrés du genre «… personne ne peut parler en mal de moi au Président Touadera, il ne vous écoutera pas. Les partenaires lui ont dit qu’il a fait un bon choix en me confiant la Mairie…Il est fiers de moi. Ceux qui me combattent actuellement par voie des médias, sont mes proches, mon neveu (…) et mon beau fils (…). Ils sont des minables, je saurais comment les gérer. Celui qui leur donne des informations, c’est Tokokassi, je l’ai emmené en France à mes frais. Je lui ai donné 300 euros et bien de choses mais je vais le virer… J’ai des moyens, j’avais payé des salaires, des pensions, des bourses d’études dans ce pays. Je ne suis pas un moins que rien etc. » Kangbi-ndara se réserve le droit de commenter les propos du Maire qui lui sont rapportés au risque de mettre en péril les liens qui unissent le Maire de Bangui et le Chef d’Etat. Ce qui est totalement contraire à sa ligne rédactionnelle.

Par contre, un employé de la Mairie ayant assisté à cette glaciale réunion in extremis affirme ne rien vivre de pareil depuis ses 29 ans de travail dans cette institution. « Le Maire semble ne pas bien connaitre le fonctionnement de la maison », doute émis par ce vieux employé de la mairie de Bangui avant de rappeler que : « Ce sont des petits employés qui ont fait partir l’ex-Maire Joseph Bendounga ». Une réaction en rapport avec le principe d’émargement instauré par le Maire Nakombo, sans doute, pour  booster la ponctualité du personnel au travail avec consigne de ne payer convenablement que ceux qui émargent. Cette mesure est sans doute stimulatrice ! Or, d’après nos sources, Mme Wodobodé, Maire sortant, a résilié certains contrats du personnel et ceux dont les contrats ont été résiliés ne peuvent se pointer à l’heure pile comme le veut le patron de la Mairie. Certains employés de la mairie jugent que l’ordonnance du maire est arbitraire et « frustrante ».

Le Maire bon enfant ?

Par ailleurs, Kangbi-ndara a constaté dans la semaine du 26 septembre que la Mairie parait absorber la critique pour ensuite se mettre au travail. Comme illustration de la contribution de Kangbi-ndara à ce débat sur l’insalubrité galopante dans la ville de Bangui, le fait pour la Mairie de Bangui de prendre sur elle la responsabilité de délocaliser les vendeurs de chaussures en face de Telecel…

Mais cela n’est pas suffisant, il faut absolument que les bacs à ordures qui sont infestes et dangereux pour l’homme soient enlevés. Que les nombreux discours irresponsables du Maire de Bangui cèdent la place au pragmatisme car PARLER, PARLER ET TOUJOURS PARLER sans actions concrètes pouvant garantir aux citoyens vivant à Bangui, un minimum de bien-être n’est pas du tout appréciable. On nous a promit dans la foulée de ce triomphalisme ambiant des bus pour faciliter la fluidité dans le domaine des transports à Bangui, cela n’est finalement que serpent de mer. Emile Gros Raymond Nakombo, gants en main, brouettes et pelles à l’appui en train d’enlever des ordures au marché central, l’opération était si spectaculaire qu’elle promettait du neuf après le limogeage de l’ancienne Maire de Bangui, finalement, c’est bonnet-blanc, banc-bonnet. Que dire de plus ?

Rien d’autres sauf que la Mairie de Bangui ne devra faire économie de son énergie, et la canaliser en se concentrant sur l’essentiel qui reste à ce jour, l’enlèvement d’ordures et d’autres actions d’embellissement de la ville afin de faire de Bangui une ville « coquette et fleurie » au lieu de Bangui la « poubelle made in Nakombo ».  La réussite du quinquennat du Président Touadera en dépend aussi largement!

Paul Morais  

 

 

        

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