BONJOUR DE BANGUI, DANS UNE QUÊTE EFFRÉNÉE DE SÉCURITÉ ET DE PAIX.

Henri Grothe à Kangbi-ndara.net-Alors que les responsables de l'Exécutif de transition tergiversent, sur le règlement de la question de la libre détention et circulation des armes, sans compter celle cruciale de la réactivation des Forces armées Centrafricaines, chez les Citoyens, Sécurité, Paix et Réconciliation nationale deviennent une quête existentielle en vogue à Bangui et en Centrafrique.

bangui ville morteSurtout à l'heure où des crépitements d'armes s'observent toujours dans l'agglomération Banguissoise, avec ses lots de sinistres, massacres et de grand banditisme, et des grèves perlées aussi bien dans l'administration publique (Enseignants du Supérieur, …) que chez les professions libérales (Transporteurs, …)… Sans oublier l'implication très critiquée des forces Sangaris et Misca dans le processus en cours.
Très impliquée dans la résolution pacifique de la Crise centrafricaine, les Églises chrétiennes centrafricaines, catholiques et protestantes, soutenues par l'Imam Layama Kobiné, ont trouvé mieux, dans leurs stratégie et plan de communication sur la Paix, à travers réunions de sensibilisation et prêches de ses Pasteurs et autres ministres du culte, de parler de "Cohésion sociale", en somme de la nature et de l'intensité de la force unissant ou reliant les parties d'un groupe, en l'occurrence celles de la société centrafricaine perçue, à n’en point douter, comme union des communautés chrétiennes, animistes et musulmanes.

Loin de nous reposer les questions basiques du "pourquoi ou comment en sommes-nous arrivés à ça", nous préférons plutôt tenter celle du "comment nous pourrions sortir de ce cahot qui nous étouffe".
Est-ce par l'amour de son prochain, comme l'enseigne les Saintes Écritures?

 

Par l'organisation d'assises genre dialogue? Mais quel dialogue? Inter-religieux, inter-communautaires (à ne pas confondre avec inter-religieux), politique…?
Ou tout simplement par "Celui qui vaincra"?

 

Car toutes les options demeurent et sont à considérer, en dépit des jérémiades des "on ne souhaite que la Paix", I YÉ GUI SIRIRI ! Comme si nous serions devenus des Barbares des Temps anciens, conquérants des terres de vastes steppes pour de verts pâturages à domestiquer.
Pour ma part une combinaison de tout ça ferait l'affaire.
L'amour de son prochain.

 

L'implication de tous, Citoyens, Acteurs sociaux, politiques et militaires crédibles dans un processus de dialogue à définir.
L'imposition par les pouvoirs publics et la reconnaissance puis l'acceptation par le Citoyen de la puissance publique.

 

Pour le "Vivre ensemble", en tant que Citoyen, groupe ou communauté, l'affirmation de Soi, des acteurs sociaux, politiques et militaires, comme parties intégrantes de village/quartier, commune/arrondissement, sous-préfecture, préfecture, région ou État-Nation à reconstruire.
 

Pour la Patrie ou la Nation, l'affirmation du patriotisme et d'une réelle indépendance politique, par les acteurs politiques et militaires, en partenariat avec la Communauté internationale sur la destinée nationale, dans le concert des Nations du monde. Car nous sommes ici, d'ici et du village planétaire. Que voulons-nous faire de notre Pays?
 

Pour la Vérité, la Réconciliation, la Justice et la Réparation, l'imagination et la mise en place d'un processus de Vérité-Réconciliation, avec tous les acteurs. La manifestation de la Justice par des ouvertures d'enquêtes suivies d'investigations, dans les règles de l'art judiciaire, en vue d'établir les responsabilités dans les nombreux crimes et faits de guerre, depuis mai 2011; ceux de l'époque Bozizé déjà engagés ou dénoncés devraient subir un traitement impartial de la Justice centrafricaine. L'identification des victimes à travers une Fédération des Associations des Victimes, à créer. La réparation des crimes, délits et autres tords causés à la Nation et aux Victimes. La création d'un Fonds d'Indemnisation des Victimes ou des Familles de Victimes. La prise en charge des Veuves et Orphelins de cette Crise Centrafricaine, par l'État, qui encouragerait l'implication active des organisations humanitaires.
 

Pour la Reconstruction et la gestion institutionnelle de la Transition, qui devrait impliquée réellement tous les acteurs crédibles de la Crise centrafricaine, sans fourberies et autres comportements criminels, une Constitution serait proposée en référendum au Citoyen pour approbation ou rejet.
Et c'est là que se posent les questions de Citoyenneté et nationalité centrafricaines. Qui est Citoyen et qui ne pourrait l'être? Étant entendu que dans une Nation à vision démocratique, il ne saurait y avoir des citoyens de seconde zone ou des parias bénéficiant de la nationalité centrafricaine.
Quelle forme voulons-nous donner à l'État-Nation?

 

Rien qu’à ce niveau de la réflexion, le processus prend naissance et la question s’impose sur la reconstruction du lien social soutenant la société centrafricaine que nous avons récemment connue; cette société que nous avons connue avec des relations confraternelles entre catholiques, protestants, musulmans, témoins de Jéhovah, adeptes de Maïkari et j’en passe…
Un des éléments constitutifs fondamentaux de la cohésion sociale, en relation dynamique avec les autres facteurs que sont l’homogénéité culturelle ou socioéconomiques, la lutte pour l’équité, la non-discrimination,… le lien social devrait nous aider à reconstruire avec patience la Société centrafricaine, à travers ses sociétés traditionnelles, pour une quête assumée de Sécurité et de Paix en R2publique Centrafricaine…

 

Un long mais exaltant processus religieux, culturel, social et politique vers un Mieux être et Vivre ensemble en Centrafrique.

Henri GROTHE, en transit à Bangui, Quartier Sango, 2è Arrondissement, 17 juin 2014, 19h15 locales.

Comments

comments




Laisser un commentaire