Braconnage : un gorille de 14 ans massasré dans le parc de Zangha Sangha

Kangbi-ndara.info/ Recrudescence de braconnages dans une des surfaces protégées et réservées à la faunes en République Centrafricaine. L'un des deux gorilles argentés du parc Zangha Sangha vient d'être tué par des braconniers. Les suspects sont arrêtés à la gendarmerie.

gorilleA l'heure où le Fonds mondial pour la nature abrégé en anglais WWF (World Wildlife Fund) se réjouit de l'augmentation du nombre des éléphants dans le parc saline de Zangha Sangha dans la Préfecture de la Sangha Mbaéré au Sud-ouest de Centrafrique (environ 1000 éléphants en 2012 contre près de 3000 en 2016), un  primate âgé de 14 ans vient d'être abattu le 03 juin dernier. Le gorille se nommait Mayélé, chef d'une famille de 10 membres. Le cadavre de Mayélé abandonné par les braconniers est ensevelit le 04 juin 2016 comme un humain  par les habitants de Bayanga. 

La gendarmerie locale a mis dans les geôles les deux présumés auteurs de ce massacre. L'enquête se poursuit au service de conservation du parc  dans l'espoir de démanteler un probable réseau de braconniers dans la zone.  

D'après un écho garde à Bayanga, c'est une première qu'un gorille habitué à la fréquentation des humains soit abattu. Le nombre de gorille dans la surface protégée de Zangha Sangha présentement  estimé à environ 4000, en perpétuel mouvement vers la République du Congo, risque de décroitre si rien n'est fait pour dissuader les braconniers.

Pour la population de Bayanga, cette tragédie émet le signal de la recrudescence des actes de braconnages  sur les espèces rares notamment les pachydermes et les primates. La population de Bayanga espère que des mesures politiques et sécuritaires seront vite prises par les nouvelles autorités de Bangui afin de préserver ce qui reste de la faune centrafricaine.

Dans la même baie protégée de Zangha Sangha et très fréquentée par les touristes nationaux et étrangers, le massacre d'un éléphant a été signalé le mois de mai dernier à Mosapola à environ 5 km de Bayanga. Les saccageurs n'ont pu être arrêtés mais la gendarmerie locale affirme être sur les traces des auteurs.

Johnny Yannick Nalimo

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