Bradage du peuple par la Sucaf : le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji souffre d’une carence d’onctuosité

Kangbi ndara.info/ Quand le prince thuriféraire au pouvoir brade les intérêts du bas peuple au profit d’étrangers, il y a lieu de s’interroger sur la direction vers laquelle s’oriente le pays tout entier. Ce prince illustré, le Premier ministre centrafricain Simplice Mathieu Sarandji a fait preuve d’une indécence verbale atomique à l’endroit des 35 employés de la Sucaf licenciés injustement par l’employeur et qui sont tournés vers lui pour que soient rétablis leur droit et dignité.

« C’est à cause de vous que les investisseurs fuient ce pays. Regardez sur mon bureau, vous voyez ces cartes de visites ? Elles appartiennent aux investisseurs partis depuis sans suite parce que ce sont des centrafricains comme vous qui faites croire à tout le monde que le pays n’est pas en sécurité. Voulez-vous que le peu d’investisseurs encore présents dans le pays plient bagages ? Je ne vous le cache pas, je vous parle en homme politique, je soutiens totalement la décision du procureur… », tels sont, selon les 35 ex employés de la Sucaf, les mots blessants et déboussolant du Premier du ministre centrafricain. Il convient de préciser que la société Sucaf s’attribue illégalement le monopole du sucre en République Centrafricaine en dépit du code du Commerce libéralisant la commercialisation du sucre dans le pays depuis 2016.

Au regard de la réponse dénuée d’onctuosité du Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, l’on ne peut que s’interroger pour savoir pourquoi le chef du Gouvernement centrafricain semble ne rien faire pour éviter les erratas collatéraux répétitifs qui empêtrent ses qualités managériales, humaines et aussi l’image du Gouvernement tout entier ?

Pour la petite histoire, 36 employés de la Sogesca rebaptisée Sucaf étaient mis en chômage technique en raison de la crise déclenchée en décembre 2012. Un protocole d’accord signé entre la Sogesca et l’Etat centrafricain prévoit le recrutement du personnel mis en chômage par l’employeur en rapport avec l’évolution des ressources de l’entreprise. A la grande surprise d’un grand nombre, la Sucaf a procédé au recrutement sans prendre en compte l’accord l’obligeant à prioriser ses 36 employés placés en chômage technique. Seulement un employé sur les 36 a été reconduit par l’employeur Sucaf abandonnant à leur triste sort les 35 autres. Et ce, depuis la transition à ce jour. Plusieurs démarches entreprises par les employés pour le rétablissement de leur droit auprès de Sucaf ne font qu’essuyer des échecs en raison de la détermination de l’employeur français de violer délibérément le protocole d’accord signé avec l’Etat centrafricain. Les 35 employés ont saisi le Tribunal Administratif et le Conseil d’Etat sans grand effet. L’Inspection générale du travail a deux fois convoqué la Sucaf mais l’intransigeante société sucrière française a deux fois refusé d’honorer lesdites convocations. L’huissier de la cause plaignante Me Baïdou d’intervenir avec une décision de saisi-arrêt et vente des biens corporels

se voit empêcher dans l’exercice du droit par une injonction du procureur générale annulant la procédure sur instruction venant d’en haut. Ne sachant plus à quel saint se vouer, les 35 employés licenciés de fait ont eu le meilleur des réflexes de porter la situation à l’attention de l’actuel Premier ministre centrafricain Simplice Mathieu Sarandji dans l’espoir d’une suite favorable à leur cause. Ainsi le 6 décembre 2017 le chef du gouvernement les a reçus volontiers en son cabinet pour leur tenir les propos entre guillemets ci-dessus.

De l’avis de certains activistes centrafricains, les mots du Premier ministre rajoutent des drachmes de bavures au fardeau des propos déplacés et indignes d’un dirigeant que Simplice Mathieu Sarandji traine derrière lui depuis que le Président de la République Faustin Archange Touadera lui ait confié la mission de diriger l’ensemble du gouvernement de la rupture.

Votre média virtuel Kangbi ndara se propose de publier prochainement l’interview accordée par le responsable des 35 employés révoqués par la Sucaf retraçant le calvaire de ces derniers.

Kangbi ndara

 

 




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