Bruxelle-Saint Péterburg: Touadera a compris les enjeux

DE LA TABLE RONDE DE BRUXELLE AU FORUM ECONOMIQUE DE  DE SAINT PETERSBURG : TOUADERA SUR LA VOIE DE RELEVEMENT ECONOMIQUE.

 

Analyser les raisons qui justifient les multiples déplacements du Président de la République Faustin Archange TOUADERA correspond à adopter une approche normative du rôle de l’État. Il s’agit tout simplement  d’identifier les raisons qui motivent  ces déplacements, sous des formes et des degrés différents, allant de l’État minimal à l’interventionnisme le plus poussé.

En effet, depuis le début des années 70, l’économie centrafricaine s’est caractérisée par une succession de périodes de fortes croissances et de périodes de récessions, en raison notamment de sa forte dépendance vis-à-vis du cours des matières premières.

Traditionnellement, l’économie du pays repose en grande partie sur l’agriculture au sens large du terme (y compris élevage, forêts, chasse et pêche), qui fournit environ  55% du PIB et emploie 75% de la population. Ce secteur pâtit du manque de financement et d’une faible productivité et plus de 40% des recettes d’exportation de bois et de diamants.

 Le pays dispose d’un sous-sol riche (diamant, or, bois, uranium), mais sous exploité pour diverses raisons, dont le manque de voies de communication à l’intérieur du pays, ainsi qu’avec les pays voisins, faisant de l’économie centrafricaine faiblement industrialisée. Le pays dépend par conséquent fortement de l’extérieur en ce qui concerne les biens de consommation intermédiaire. L’enclavement du pays se traduit également par une faible monétarisation des systèmes économiques en milieu rural. A cela s’ajoutent de  nombreux handicaps  (réseau électrique déficient, concurrence du secteur informel, difficile accès au crédit, insécurité).

S’appropriant de la réalité du pays comme présenter brièvement ci-dessus, le Président de la République F.A TOUADERA à travers sa politique de relèvement économique,  visant à réduire le taux de chômage, la pauvreté et assurer le bien-être de sa population n’arrête pas de multiplier des efforts en créant des cadres propices aux investissements, de s’engager à promouvoir  les opportunités d’affaires qu’offre son pays, de séduire les bailleurs de fonds à investir en Centrafrique.

Cette opération de séduction  a valu en novembre 2016  une promesse d’investissement des bailleurs de fond à la table ronde de Bruxelles à hauteur de 1100 milliards de Fcfa en faveur de la RCA.

Ensuite le Forum des Investisseurs en novembre 2017  rendez-vous auxquels 70 investisseurs étrangers et plusieurs opérateurs économiques centrafricains  se sont réuni à BANGUI pour discuter les conditions de mise en valeur des potentialités économiques du pays et conclure par des signatures de plusieurs accords de partenariats économiques, précisément dans le domaine des ressources naturelles (le diamant, l’or, l’uranium, le fer, le pétrole, la forêt…) et de l’agriculture et à l’élevage,

In fine  les garanties institutionnelles permettant de favoriser l’émergence des marchés, pallier les défaillances du marché, corriger la  rationalité limitée des agents économiques, ceci a valu au président TOUADERA une invitation spéciale au forum économique international de Saint Petersburg au cours duquel plusieurs accords de partenariats  ont été signés  entre la RCA et les Investisseurs étrangers.

Tout porte à croire que le président centrafricain F.A TOUADERA est entrain de réussir le pari du relèvement économique.

Loïc MOLAMBO-SAMBI




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