Carnot : Abakar Kamera trafic-t-il des crânes humains au Nigéria ?

Kangbi-ndara.com / Une rumeur d’une grossièreté épouvantable raconte que Bakary Hamed alias Abakar Kamera, collecteur de diamants centrafricain dans la sous-préfecture de Carnot (Ouest) trafic au Nigéria des crânes d’enfants tués en Centrafrique. Rencontré à son domicile par Kangbi-ndara, ce jeune opérateur économique centrafricain s’est révélé victime d’une machination de ces concurrents diamantaires et qu’une enquête judiciaire est en cours pour apporter toute la lumière sur les auteurs de cette nouvelle grotesque.

IMG_5072Kamera, opérateur économique, un des rares centrafricains musulmans encore présents et actifs dans la ville de Carnot  a été sujet d’une nouvelle démentielle et fantaisiste. La rumeur affirme qu’il collectionnerait des têtes d’enfants assassinés ou morts naturellement pour vendre aux praticiens nigérians. Cette rumeur soutient que cette immonde transaction serait à l’origine de sa fortune. Les services des enquêtes de la brigade de la gendarmerie de la localité y ont cru au point de partager cette gravissime information avec le commandement des casques bleus détachés à Carnot. Pendant un déplacement à Baoro, le véhicule du suspect a été minutieusement fouillé car une fausse alerte affirmait qu’il y avait une glacière remplie de têtes de petits enfants et qu’il serait en train de les acheminer vers le Cameroun avant d’atteindre le Nigéria. La fouille n’avait rien donné.

« J’étais à Baoro pour devancer le véhicule qui ramenait ma femme et mes enfants. C’était une surprise incroyable, quand les forces mixtes composées de gendarmes et de casques bleus m’ont laissé entendre qu’ils doivent fouiller mon véhicule puisqu’il y a des têtes d’enfants. A cet instant un hélicoptère des Nations Unies survolaient au-dessus nous. Ils l’on fait et ils n’ont rien trouvé. Ils m’ont présenté  des excuses mais c’était un scénario digne d’un film d’action», raconte Kamera.

D’après Kamera, cette rumeur est une invention de certains collecteurs qu’ils talonnent et qui entretiennent certains anti-balaka à Carnot. « Ils disent que je commercialise des têtes d’enfants au Nigéria, ils ignorent que je n’ai jamais mis pied dans ce pays et que je suis père de nombreux enfants. Si je suis aujourd’hui homme d’affaire à combattre à Carnot c’est parce que je me suis préparé pour cela pendant 28 ans. Mon avocat est sur le dossier car je veux savoir d’où vient cette rumeur malveillante. Je suis fils de ce pays, et, ce ne sont pas ces genres de machinations qui me feront quitter mon pays comme le désir ardemment certains de mes compatriotes qui font dans le diamant. Je ne suis pas politicien car mon père m’a appris à ne faire que du commerce. Je n’ai pas été avec la Séléka sinon la population de Carnot, encore sous tension, n’acceptera pas que je remette pied ici. Je n’ai pas non plus soutenu les anti-balaka pour ne pas en faire les frais. Ceux qui fomentent ces choses sont ceux qui exercent dans le diamant. Ils ne sont pas prêts d’accepter que je sois revenus et que je reprenne peu à peu mes activités », poursuit-il.

Le collecteur de diamant Kamera, comme de nombreux centrafricains musulmans craignant pour leur sécurité, avait quitté un moment la ville de Carnot avant d’y revenir quelques mois après, ne dort pas sur ses deux oreilles. Depuis qu’il a remis pied à Carnot, mouches et insectes lui cherchent des poux dans la calvitie, ne vivant qu’au rythme des interpellations des forces de l’ordre et des menaces de mort à répétition car pour ceux qui lui en veulent, Kamera serait l’éclaireur et l’informateur de X ennemi de l’étranger. « Un jour tout cela va finir et on va revivre comme avant», espère Abakar Kamera.

Johnny Yannick Nalimo

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