Centrafrique : 100 000 USD pour poursuivre les hauts responsables de l’ex-Séléka à la CPI

Kangbi-ndara.net / Une meute d’avocats internationaux se penche présentement sur le dossier de poursuite des leaders de l’ex coalition rebelle de la Séléka. Une somme de 100 000 dollars (soit environ 50 millions de FCFA)  leur a été remis part trois associations africaines pour finaliser le dossier.  

selekaSelon nos sources bien introduites, Michel Djotodia, ancien Chef d’Etat et n°1 de l’ex Séléka, Noureddine Adam, n°2 dudit mouvement, Mohamed Dahffane n°3, Eric Neris Massi, porte-parole de la Séléka, Christophe Gazam-Betty, ancien ministre de Communication et Abdoulaye Hissen ancien ministre sont listés dans le dossier soumis aux compétence de cinq avocats internationaux, notamment un sénégalais, un sud-africain, un béninois et deux centrafricains pour les crimes commis en République centrafricaine depuis le début des hostilités de 2012 à ce jour.

D’après l’un des avocats à notre relais en Afrique australe, les personnalités Gazam-Betty et Eric Neris Massi sont plus faciles à poursuivre du fait qu’ils ont sur les ondes des médias justifiés publiquement les crimes de la Séléka.

En effet, l’Association des paysans de Centrafrique (APC) présidée par Moye Bernadette, ancien adjoint au Maire de Pahoua (Nord-Ouest), l'Association des Femmes Violées de Centrafrique et l'Association des Victimes de la Séléka mis en place par des centrafricains exilés et dirigée par Nganasem François et Koyamba Julie, basés en RDC, sont les auteurs de cette plainte qui sera déposée à la Cour Pénale Internationale (CPI) après l’étude finale des avocats engagés pour ce travail.

Une fondation religieuse protestante basée en Afrique du Sud, que nous ne sommes pas autorisés à divulguer le nom, a financé à hauteur de 100 000 dollars l’examen de ladite plainte. L’avocate camerounaise Alice Nkom et le célèbre avocat français William Bourdon sont sollicités pour renforcer la cohorte de ces cinq avocats, apprend-t-on de la même source.

Un dossier y relatif, travaillé au préalable par Me Zarambaud Assingambi de son vivant, a également été remis pour étude aux auxiliaires de justice en charge de la défense d’intérêts des victimes de l’ex Séléka par Bida Koyagbélé présentement à Johannesburg en Afrique du Sud.

Aïda Maïmouna




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