Centrafrique : alerte à la flambée des prix alimentaires à Bangui

Aïda Maïmouna-Kangbi-ndara.net- Il faut un peu plus de moyens financiers pour manger à sa faim dans la capitale centrafricaine et ses environs. Le prix des denrées alimentaires et de certains produits de première nécessité flambent sensiblement. Les autorités de la transition sont priées de juguler la hausse des prix en cette période de crise.

marche1_7Les conséquences économiques de la crise centrafricaine en cours pèsent sur de nombreux ménages Banguissois. En plus des budgets déjà très serrés, plusieurs aliments sont en manque sur les marchés. La population Banguissoise doit se priver pour la circonstance actuelle de certains aliments couteux tels la viande de bœuf, le poulet, le poisson et autres pour suivre un régime alimentaire à base des féculents et légumes.

« La viande de bœuf se raréfie au marché Gobongo dans le 4e arrondissement. Le prix de la cuvette du manioc est passé de 1700 à 2500 FCFA. Le prix d’un litre d’huile a presque doublé et même les arachides coûtent chers», détaille Edouardine Yanga, jeune mère et résidente du 6e arrondissement de Bangui.

Hyacinthe Mesmin Pamessoua, employé chez l’un des principaux opérateurs de téléphonies mobiles en Centrafrique, se dit contraint d’augmenter son budget alimentaire pour parer les coups. «  Je suis obligé de mettre un peu plus d’argent pour que toute ma maisonnée mange à sa faim », indique le jeune ingénieur en informatique.

Bon nombre de Banguissois tiennent pour  responsables de cette situation les commerçants libanais. «  Les libanais tirent malhonnêtement l’avantage de la crise », accuse Frank Ayouba, père de quatre enfants.

Contacté par le relais de Kangbi-ndara.net à Bangui, un libanais propriétaire de grands magasins à Bangui, qui a requis l’anonymat, récuse aux inférences selon lesquelles les libanais spéculeraient sur les prix de certains produits de première nécessité en évoquant un problème évident qui est celui du réapprovisionnement en marchandise dû au blocage de la barrière à la frontière entre le Cameroun et la Centrafrique.

Pour le bonheur de la population Banguissoise, une première vague des camions ont quitté Garouaboulaye hier à destination de Bangui. L’espoir est que la flambée des prix serait très vite jugulée vu que les banguissois seraient à bout de souffle !

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