Centrafrique / Amerique : la Fédération du RDC USA-CANADA exige le retrait du RDC de l’AFTD »

 

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Ceci est un courrier envoyé par le président sortant de la fédération du Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC) d'Amérique au bureau politique dudit parti à Bangui (Centrafrique). Kangbi-Ndara.net a reçu une copie pour publication.

 

Frères et sœurs, militants du RDC


Le 17 juillet courant, en vue de s’enquérir de la position de notre Grand Parti, le Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC) sur le Forum de Brazzaville et la conduite à observer, le frère Bruno GRELA-M’POKO, de Washington DC, s’est entretenu au téléphone avec le Président GAMBA. Ce dernier a affirmé que le RDC participera à ce Forum. Une position que le Frère Bruno a soutenue, à notre nom tous, militants du RDC de l’Amérique du Nord, soulignant fermement au Président GAMBA, qu’il est temps pour notre Grand Parti de s’exprimer SEUL et ouvertement; de prendre ses positions et de les défendre à haute voix en s’adressant directement au peuple centrafricain (chrétiens, musulmans, peuls, animistes etc.), qui avait toujours été associé à la gestion du pouvoir du PF et vécu ensemble, en paix.


Le Frère Bruno s’est ensuite entretenu avec le Frère SIOKÉ, qui lui a fait savoir : « que la position du RDC est reflétée par la DECLARATION COMMUNE DES PARTIS ET ASSOCIATIONS POLITIQUES ET LA PLATE-FORME DES CONFESSIONS RELIGIEUSES DE CENTRAFRIQUE du 9 Juillet 2014 et la Déclaration de la Plateforme AFDT du 16 Juillet 2014, signée par Martin ZIGUÉLÉ (Président de la Conférence des Présidents) que lui-même M. SIOKÉ a lu sur la voix des ondes. Et que toutes autres considérations ne l’intéressent pas. » En d’autres termes, le RDC n’ira pas au FORUM de Brazzaville.

Frères et Sœurs, militants du RDC,

Ce genre de déclarations contradictoires, qui décrivent la plus désolante des cacophonies, au sein de l’organe dirigeant du Parti, devrait s’arrêter.

En effet notre pays, la RCA, se retrouve aujourd’hui englué dans une grave crise issue de l’échec cuisant de la réintroduction et de la gestion du multipartisme au pays. Une réintroduction autorisée par notre Grand Parti, avec noblesse, dans la paix, la sécurité, le respect de la vie humaine et une Nation centrafricaine unie. Et, une gestion irresponsable et calamiteuse de la part les différents partis politiques et régimes qui se sont succédé à la tête de l’État, depuis 1993, qui a exacerbé la haine et vulgarisé l’esprit de la mort, comme jamais il ne l’a été sur la terre de nos ancêtres.
Aujourd’hui, avec le gouvernement de transition, aussi bien le RDC que tous les différents partis politiques, ayant exercé le Pouvoir de l’État et leurs alliés, devraient s’occuper particulièrement à faire, chacun, avec humilité, sincérité et honnêteté, son bilan et évaluer sa gestion de ce pouvoir. Ils devraient s’atteler à circonscrire leur part de responsabilité dans l’enfer, devenu le quotidien de nos parents, sœurs et frères, où l’autorité et la protection de l’État n’existent dorénavant pour personne et où le monopole de la violence est revenu à SÉLÉKA et ANTI-BALAKA. La meilleure définition du problème centrafricain, la proposition et l’exécution de solutions idoines l’exigent.
Le Front pour la Reprises des élections (FARE), une initiative du RDC, avait sa raison d’être, en regroupant tous les partis d’opposition devant le KNK de François Bozizé, même s’il n’avait pas atteint son ultime objectif. Aujourd’hui, son héritière, l’Alliance des Forces Démocratiques pour la Transition (AFDT), devrait aider de bonne foi le gouvernement de transition dans sa quête de stabilité politique et sociale au pays, afin de garantir, à terme, des élections libres et transparentes, auxquelles participeront les différentes formations politiques, chacune de son côté. L’AFDT devrait définir ses activités en conséquence, quitte à le faire en pièces, et la manière de les poser, en conformité avec le contexte en cours et laisser à chacun de grands partis politiques, puisqu’individuellement responsables de leur bilan de l’exercice du pouvoir devant le peuple, le temps de réfléchir sur l’échec tonitruant de la démocratie au pays et de formuler ses propositions de sortie de crise. Car, c’est de la multitude de propositions, présentées avec argumentation détaillée, que renaîtra une démocratie et des institutions viables au pays. Nous y reconquerrons notre Unité; rebâtirons notre Dignité et le cadre idoine de notre Travail, pour redonner espoir au peuple centrafricain et confiance à nos partenaires internationaux.

Discuter de l’avenir de la RCA en Centrafrique est le voue cher à nous tous, fils et filles de Bê-Afrika. Mais cinq initiatives de ramener la paix et la concorde nationales, toutes soldées d’échec lamentable, devraient nous instruire sur les moyens de nos ambitions, nos capacités réelles à cette fin et, surtout, nous questionner sur la sincérité de chacun d’entre nous. Car la réussite de l’exécution de tout accord international réside tant, dans la qualité du document que dans la bonne foi de chacun des contractants à exécuter ses closes, aucun acte de la main de l’homme confectionné n’étant parfait. Le Forum de Brazzaville s’étant donné pour objectif de faire taire les armes et d’ouvrir la voie à un dialogue politique inclusif entre Centrafricains, à tenir, celui-ci, au pays, devrait servir de vecteur inespéré pour rebondir dans ce sens, en prêtant le bénéfice du doute à ses organisateurs, sinon pour exprimer les raisons détaillées de nos rejets.

Mais, se cabrer dans un jeu de chaise vide et dans un esprit de groupe irraisonné, aux ambitions obscures et isolées, revient à prêter flanc aux joutes politiques irresponsables des criminels d’hier, en quête perpétuelle de subterfuges, pour préserver une virginité politique, qu’ils croient avoir acquise par l’effet du temps, dans leur recherche effrénée du pouvoir pour le pouvoir, sans la nécessaire et constructive Mea culpa.

Voilà pourquoi, nous voulons, par la présente exprimer haut et fort notre désaccord au Frère SIOKÉ et aux autres dirigeants du Parti, pour une alliance aux objectifs strictement carriéristes, donc égoïste par rapport aux souffrances des filles et fils de Centrafrique, et qui travestit les idéaux de notre Grand Parti, le RDC. Un acte contre-nature, qui a installé coutume de voir les positions et actions de notre Grand Parti, se fondre totalement dans les initiatives incongrues de groupe, avec les autres formations, démontrant un vide total de leadership, aucune évaluation politique minimalement sérieuse du contexte, des enjeux, ni même de nos propres avantages, pourtant avérés, par rapports aux autres formations.

Avoir la mémoire en politique et la conserver est une vertu cardinale, qui permet de choisir la moins mauvaise possible des solutions, pour dire avec force : plus jamais ça! Dans un ultime élan de recherche de la paix, souvenons-nous des années de braise, où une politique de division nationale s’abattit sur le RDC, avec des persécutés politiques, épurés de Centrafrique, qui trouvèrent refuge dans les pays voisins. Souvenons-nous, chers amis, des périodes où les habitants des quartiers nord de Bangui durent, à leur tour, trouver hospitalité dans les quartiers sud, pour se protéger des bombardements des avions libyens. Et, souvenons enfin, durant cette période de grands périls, de ses Chefs d’États voisins, qui ont posé des actes précis, pour mettre en garde les autorités centrafricains d’alors contre les conséquences de leurs initiatives machiavéliques. Et, remarquons, chers Frères et sœurs du RDC, que ce sont ces actes machiavéliques qui ont fait le lit de l’enfer actuel du peuple centrafricain.

La rencontre de Brazzaville est une étape nécessaire et obligatoire, voulue par la Communauté internationale, pour permettre au peuple centrafricain de continuer à bénéficier de sa compréhension et son assistance; et, aussi pour s’assurer qu’une réelle volonté politique de paix existe chez les leaders politiques centrafricains de toute obédience. La défiance à l’égard du sommet de Brazzaville, dont l’ordre du jour est pourtant énoncé, trahit la crainte de ceux-là-mêmes qui ont un agenda caché sur la RCA!

Le Rassemblement Démocratique Centrafricain, demeurant fidèle à son idéologie basée sur la quête permanente de la Paix, prônée tout le long de son action politique par son Président-Fondateur, même s’il a été dit en 1993, que «la Paix ne se mange pas!», sortira grandi par son adhésion, sans atermoiements funestes au processus de Paix qui débute le 21 Juillet 2014 à Brazzaville.
C’est pourquoi, même seul, le RDC doit se rendre à Brazzaville porter le flambeau de la Paix.
Recevez, chers frères et sœurs, nos sincères salutations fraternelles.


Le président de la Fédération Blackys Vincent BIANDE BAGUIWE et Bruno GRELA-M’POKO, Washington, DC

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