CENTRAFRIQUE : Appréciations du public vis-à-vis de la Cour Criminelle.

Kangbi ndara.info/ La crise politico-militaire du 24 mars 2013, avec ses effets pervers notamment, les viols, pillages, exactions et assassinats des populations civiles a laissé un pays exsangue. Des efforts pour la pacification se font à plusieurs niveaux et tous les chefs de guerre, les auteurs de violations des droits de l’homme et leurs complices doivent répondre de leurs actes devant la justice. Telle est le mobile de la session criminelle du Janvier-Février 2018 à Bangui. Pendant ce temps, la population affiche des réactions mitigées.

L’organisation de la session criminelle marque un tournant décisif dans le processus du rétablissement des droits de l’homme en Centrafrique. Suite à la crise politico-militaire de  2013, tous les chefs de guerre, les auteurs de violations des droits de l’homme et les bourreaux doivent répondre de leurs actes devant la justice.

Des procès en forme de test pour l’institution judiciaire qui peine à se relever. Désormais toutes les personnes convaincues de crimes sont dans le viseur de la justice. Cependant à Bangui, le public s’agite et se livre à des appréciations mitigées. Rodrigue MORI : « A mon avis, la cour a été trop sévère dans ses verdicts. Chaque avocat de la défense doit casser ce jugement et reprendre de nouvelles procédures. C’est pas normal d’attribuer une peine de perpétuité à jeune 20ans qui peut contribuer au développement du pays ».

A la lumière de ce qui se passe, certains Centrafricains sont unanimes pour que la justice soit rendue aux victimes de cette crise. Les présumés criminels doivent  justifier leurs actes devant la justice. Urbaine ZOUAKA, commerçante a exprimé  sa satisfaction : « Nul n’est au-dessus de la loi. Cette session criminelle est vraiment salutaire car elle prépare le terrain à la Cour Pénale Spéciale. En plus, je pense que les différentes sentences  prononcés feront peur aux autres criminels et la paix reviendra ».

La communauté internationale et les organes des droits de l’homme doivent  appuyer la justice Centrafricaine, à faire le ratissage après toutes ses exactions inhumaines perpétrées depuis cinq ans. La population a approuvée l’ouverture de cette session criminelle, elle souhaite que les procès se déroulent dans le strict respect des droits de l’homme et du code de procédure pénale. Elle est indispensable pour le pays.

Sébastien NGANDOKO




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