Candidat Amine Michel : Avoir une vision politique claire pour l’avenir d’un peuple

En la situation actuelle, je dirai ceci aux candidats centrafricains à la future présidentielle : « Du travail pour tous, et tous au travail ». Par conséquent, il nous faut une nouvelle dimension de création d’emplois pour que la majorité des centrafricains qui est la plupart jeune puisse avoir de l’occupation. D’où, il faut pour la république centrafricaine en refondation, une cure de rajeunissement de l’appareil étatique. Pour en arriver, le changement de la classe politique assez vieille est nécessaire. Alors, il faut laisser les jeunes qui ont assez souffert, pris en otage par la vielle classe politique et martyrisés développer leurs forces et leurs idées. Vous êtes sans ignorer que « les mêmes causes produisent les mêmes effets ». Je ne vais pas offenser les anciens qui ont dirigé le pays ou qui ont participé à la gestion chaotique que nous vivions aujourd’hui depuis plus d’un demi-siècle, mais à mon avis, je crois qu’il est temps d’avoir une nouvelle vision politique pour l’avenir du pays et de ses générations contemporaines et futures. Le temps presse et l’exige. Certains dirigeants des partis politiques qui se constituent en club d’amis et signent des documents au nom du pays doivent avoir le courage de dire en âme et conscience au peuple centrafricain qu’ils ont assez fait du mal à ce peuple et qu’il est temps de prendre la retraite et céder gentiment la place à la nouvelle génération politique qui a la volonté de travailler pour le bien-être du peuple centrafricain.
 
Nous sommes au 21è siècles et faut-il reconnaître qu’il y a eu un grand changement à telle enseigne que les vieilles méthodes qui nous rétrogradent sont révolues. « Aux Nouvelles technologies, Nouvelles Visions ». En matière de démocratie il faut appliquer de la bonne gouvernance et répondre aux aspirations de la population. De surcroît que les anciens n’ont pas la capacité de redresser la barre, créer de bonnes stratégies, il serait mieux de laisser passer les autres nouvellement entrer en politique et qui présentent de bon programme pour la redynamisation de tous les secteurs qui sont au rouge. Notamment, l’Education, la Santé, l’Agriculture, l’Energie et bien d’autres filières qui pourraient remettre le pays sur les rails du développement.
 
J’ai parcouru la biographie de certains candidats et leurs différents programmes, je suis parfaitement d’accord avec ceux qui ont pour priorité l’agriculture, l’éducation, la santé et l’énergie. Je cirerai par exemple le candidat Michel AMINE qui croit à une force de vision dans le progrès social : MICHEL AMINE« La Centrafrique demeure un pays rural et agricole, pétri d’amour de la terre de nos ancêtres. Concilier tradition et modernité : voilà la formule du progrès véritable. C’est dans l’agriculture, dans l’élevage, dans l’exploitation de ses ressources naturelles, que se trouve la clé du développement national.
Au fil de mes voyages, j’ai vu les ravages de l’industrialisation sauvage dans des pays qui n’y étaient pas prêts : pauvreté, asservissement des ouvriers aux grands intérêts étrangers, destruction de la nature, … Cela n’est pas le progrès !
Le secteur primaire : voilà où résident d’abord les forces vives et le savoir-faire de la Centrafrique ; c’est par là que commencera le renouveau économique centrafricain. Bananes, maïs, café, riz, coton, tabac, arachides, élevage, pêche : nous devons bâtir une agriculture à la fois saine et moderne, qui allie qualité et diversité. Malgré la richesse de ses ressources, la Centrafrique est trop dépendante de ses importations : cela ne peut plus durer ! Grâce au progrès agricole, nous offrirons à la Centrafrique non seulement l’autosuffisance alimentaire, mais aussi une capacité d’exportation en Afrique et dans le monde.
Nourrir ses fils et ses filles et devenir une puissance agricole respectée en Afrique et dans le monde : le progrès agricole, voilà la voie de l’avenir pour la Centrafrique ! »

Je demanderai aux candidats qui ont pour priorité l’agriculture et l’élevage d’exploiter le rapport des Etats-Généraux du Développement rural tenus dans le premier trimestre de l’année 2006. J’en suis l’un des participants qui avaient diagnostiqué tous les maux qui gangrènent le monde rural et formulé des recommandations fortes qui demeurent non appliquées.

Pierre Inza