Centrafrique : Bozoum renoue avec la tranquillité contrairement à certaines villes

Les activités tendent à revenir à la normale dans la ville de Bozoum (Nord-Ouest). Les Séléka ont quitté cette ville et ses environs pour occuper certaines grandes villes de l’Ouest et du Centre de la Centrafrique.

BozoumLa vie reprend son cours normal à Bozoum depuis plusieurs jours à Bozoum. Les portes des classes de certaines écoles rouvrent et quelques enseignants répondent de leurs présences ; les boutiquiers ouvrent les uns après les autres les boutiques, les habitants sont à même d’aller avec quiétude au marché pour s’approvisionner en nourriture. C’est une information donnée par le prêtre catholique, Père Aurelio, ce 1er février 2014 à l’activiste des droits de l’homme Caroline Ngo Mbamseck Bayiha.

D’après le témoignage du Père Aurelio rapporté par Caroline, ce retour progressif du calme s’explique par le départ volontaire des éléments de la Séléka depuis quelques mois. Les ex-combattants de la Séléka ont quitté Bozoum pour occuper et sévir dans les villes de Berberati Bossangoa, Bozoum, Baoro, Bouar, Baboua, Bocaranga Carnot, Ngaoundaye et Nola.

Un habitant de Bozoum joint au téléphone par Kangbi-Ndara indique que, seuls les antis balaka sont présentement visibles à Bozoum. La source ajoute que ceux-ci ne représentent aucune menace pour les habitants de la ville de Bozoum.

Par ailleurs, la localité de Sibut dans le Centre centrafricain est depuis 72 heures investie par des hommes armés qui brandissent le drapeau de diviser en deux la Centrafrique (Sud-Nord). Des soldats de la force Sangaris et ceux de la MISCA y ont pris position dans le début de soirée du 31 janvier. Les dernières informations en provenance de cette ville révèlent que les envahisseurs  se dirigeraient vers la ville de Bambari et qu’ils seraient poursuivis par la MISCA et le Sangaris.

Kangbi Ndara  

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