Centrafrique : Catherine Samba-Panza de plus en plus critiquée

Bangui le 26 mai Kangbi-ndara.net / L’impopularité de la Présidente de la Transition en Centrafrique, Catherine Samba-Panza bat librement son plein dans le milieu centrafricain. Une situation aggravée d’abord par la confection d’un pagne à son effigie suivie de la faible participation des banguissois à la célébration de la fête des mères d’hier.

Une image photo sur laquelle l’on perçoit un pagne confectionné avec la photo de la Présidente Catherine Samba-Panza défraie la chronique à Bangui et dans la diaspora centrafricaine.  L’image de ce pagne présidentiel a été largement publiée et partagée par des internautes centrafricains quelques jours avant la célébration de la journée consacrée aux mères du monde entier cette année en date du 25 mai.

« Jusqu'ici encore on croyait que ce n'était que la maquette mais il se trouve que elle l'a finalement faite, quelle honte, quelle honte et pour prouvé cette ferveur, le stade était archi vide. Un autre message du peuple centrafricain, pendant que les pauvres innocents continuent de se faire massacrés au quartier Fondhô et a Bambari », a publié Paul Cyriaque Semaporo ce matin sur son mur Facebook.

Clément  De Boutet- M’Bamba, politicien centrafricain  résident en France a quant à lui formulé une diatribe pour  souligner l’incohérence d’objectivité de la Présidente Catherine Samba-Panza  sanctionnée hier par le peuple centrafricain à l’occasion de la célébration de la fête des mères en ces termes : « Le pire qui pouvait arriver à la RCA après la démission de Djotodia était que Samba Panza se considère comme un vrai Chef d'état. Ce pire l'empêche donc de voir où sont les urgences et d'initier les actions pouvant ramener l'ordre dans ce pays. Dans un stade de 20.000 places, elle est parvenue à ne pas mobiliser plus de 1500 personnes. Pour les Centrafricains, l'urgence est ailleurs. Le temps est donc venu pour qu'elle se ressaisisse. Qu'elle comprenne le sens de ses responsabilités et fasse le good job. Les concerts, matchs de football et défilés de modes n'ont jamais ramené de l'ordre dans un état en perdition».

Ce que les internautes centrafricains soulignent comme une faute politique grave commise par la Présidente à savoir la conception d’un tissu à l’effigie d’un Chef d’Etat de transition, de surcroit dans un contexte particulier comme celui de la Centrafrique, était l’une des premières erreurs de Michel Djotodia qui avait tôt au mois d’Avril 2013 confectionné des tee-shirts, foulards et pins à son effigie.  Le peuple avait eu la même réaction en 2013.




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