Centrafrique : « Ce qui nous unit est plus important que ce qui nous divise », dixit Michel Amine

Kangbi-ndara.com : Le président de l’UNDP (Union Nationale pour la Démocratie et le Progrès), Michel Amine a déclaré que « ce qui nous unit est plus important que ce qui nous divise ».

michel aminosLe président de l’UNDP (Union Nationale pour la Démocratie et le Progrès), Michel Amine faisait cette déclaration jeudi, 2 avril 2015 lors d’une rencontre avec les médias centrafricains et étrangers.

Pour le président de l’UNDP, la RCA est aujourd’hui en pleine crise et nous ne pouvons nous empêcher de créer les conditions pour que la paix se consolide sur toute l’étendue du territoire national. Une paix qui, selon l’orateur devra consacrer le retour du vivre-ensemble dont la République a tant besoin pour son relèvement. 

A ce propos, Michel Amine précise « qu’en l’état actuel des choses, il faut au minimum 500 milliards pour démarrer la RCA et 5000 milliards pour mettre en place un Etat digne de ce nom ». D’où des initiatives et autres partenariats constructifs pour le devenir du Centrafrique.

Ce relèvement, précise-t-il, ne pourra être possible que si et seulement si les filles et fils de la République acceptent de mettre de côté leurs querelles intestines pour se consacrer à la reconstruction de leur pays. A cet effet, la révolution verte prônée par son parti s’impose, a-t-il ajouté.
« Aujourd’hui, la RCA est un Etat consommateur qui ne produit rien », mentionne le conférencier qui voudrait inverser cette tendance en s’attelant, dit-il, avec des experts dans le domaine à la création des conditions optimales pour que la révolution verte puisse sortir la RCA de cette situation d’Etat consommateur de produits étrangers. Deux projets relatifs à 6000 hectares d’oignons et 30.000 bœufs seraient à l’étude à l’UNDP.

Au plan politique, l’orateur s’est interrogé sur la tenue des échéances électorales dans le délai imparti qui, selon lui, sera difficile à tenir vu la lenteur savamment orchestrée à tous les niveaux dans la conduite de la transition.

« Qu’il pleuve ou qu’il neige, nous devons aller aux élections », a déclaré Michel Amine pour qui, les autorités de la transition, purs fruits des chefs d’Etat de la CEEAC, sont illégitimes. Le peuple veut des autorités légitimes pour conduire à bon port son avenir, a-t-il ajouté.

S’élevant contre l’incapacité des centrafricains à régler sur leur terre leurs problèmes toujours confiés aux pays de la sous-région qui ont eux aussi leurs problèmes internes, Amine Michel a relevé le double jeu des leaders politiques centrafricains qui, dit-il attendent de Brazzaville des financements pour leurs campagnes.

Il s’est interrogé sur la pertinence des candidatures à l’élection présidentielle des anciens premiers ministres et ministres centrafricains, grands banquiers et grands économistes.

« Nos anciens premiers ministres et ministres centrafricains, grands banquiers et grands économistes devant l’éternel étaient hier aux commandes de l’Etat, ils n’ont rien pu faire. Mais comment osent-ils aujourd’hui prétendre être des hommes de la situation », s’est interrogé Michel Amine.

Une entrée en matière qui promet, de chaudes joutes verbales lors des futures et hypothétiques échéances électorales censées clore cette transition tumultueuse sans tête ni queue.
 Fleury Koursany