Centrafrique : « C’est le terrorisme qui a montré son visage », le président de l’UNDP

Déclaration d’Amine Michel, président de l’UNDP

Union Nationale pour la Démocratie et le Progrès

C’est avec le cœur meurtri et l’esprit torturé que j’exprime toute ma profonde compassion et livre les impressions qui suivent, lesquelles j’en suis conscient, ne panserons jamais les blessures de nos compatriotes victimes, endeuillées et affligées. Ces frères et sœurs qui ont été victimes de la folie de quelques hommes, des individus qui représentent une minorité devenue un fléau pour notre pays.

En cet instant solennel et douloureux, je veux dire aux familles endeuillées que la République Centrafricaine sera toujours à leurs côtés, qu’elle les rassemble au-delà des différences de chacun(e). Ce qui s’est passé le 28 mai est un mal terrible. Il a un nom et doit être prononcé : c’est la barbarie, ce fléau qui remonte à loin, qui s’est toujours nourri de la haine et qui nous contraint encore à compter nos morts dont la liste s’allonge de jour en jour.

C’est le terrorisme qui a montré son visage. Le terrorisme : cette brutalité lâche qui s’en prend toujours aux plus faibles. Le terrorisme : cette violence aveugle qui tue toujours des innocents. Ce sont des crimes monstrueux contre l’humanité qui ne resteront pas impunis. Mais l’heure n’est pas aux décisions hâtives ou au jugement à l’emporte pièce alors que nous devons nous préoccuper de la paix actuelle.

Nous devons nous rassembler, regarder dans la même direction, mobiliser toutes nos forces spirituelles, les forces vives de notre Nation, parce que chacun d’entre nous doit faire preuve de compréhension, de lucidité, mais surtout de combat contre toute forme d’extrémisme.

Nous devons sonner l’heure de l’unité, de la solidarité, du patriotisme, afin que de telles atrocités ne puissent jamais plus se produire. Nous pouvons, j’en suis convaincu, vivre ensemble, dans la justice, dans le respect et dans la paix. Aimé Césaire disait, je cite : « Une civilisation qui choisit de fermer les yeux à ses problèmes les plus cruciaux est une civilisation éteinte » fin de citation.

Nous avons le devoir d’affronter nos fantômes et nos démons : ceux qui agissent sans foi ni loi, ceux qui massacrent en silence, ceux qui ne méritent finalement pas de fouler notre terre.

La République Centrafricaine ne doit pas devenir un sanctuaire de terrorisme mais celui de la réconciliation ; celui du rapprochement de toutes les communautés. Il est un enjeu majeur que nous devons relever : celui des générations futures qui vont bâtir et promouvoir notre République et l’élever, je l’espère au rang qu’elle mérite.

Nos enfants ne peuvent plus évoluer dans un climat aussi nocif et délétère. Il faut faire cesser ces vagues de violence pour que reprennent les places des fondamentaux tels que : la tolérance, le respect et la fraternité.

Mes chers frères et sœurs centrafricains, je formule le souhait aujourd’hui que nous empruntions tous, je dis bien tous, le chemin de la sagesse. Je souhaite que la République Centrafricaine devienne une grande Nation où chacun pourra y construire son bonheur et trouver sa quiétude. La paix a certes un prix ; mais quoi qu’elle nous coûte, il conviendra de ne jamais relâcher nos efforts.


Le 01er juin 2014


AMINE Michel

 

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