Centrafrique : contre partie du cessez-le-feu s’avérerait la cohabitation au sommet de l’Etat selon l’agenda caché de la CEEAC ?

Marc Polélé (Kangbi-ndara.net) / Vraisemblablement les leaders politiques centrafricains dorénavant ne joueraient plus le rôle qui est le leur dans la recherche des solutions à la crise centrafricaine et seuls les groupes armés seraient en vu à cause de leur gâchette facile, mais surtout de leur rapport de force sur le terrain.

bozdjotoLe pays est de fait divisé en deux grandes parties essentielles, du centre au nord est de la RCA sous contrôle de la nébuleuse coalition rebelle de la séléka majoritairement musulmane d’origine étrangère venant surtout du Tchad et du Soudan voisins et auteur de la crise centrafricaine. Tandis que toute la partie Nord-ouest et sud-ouest y compris la capitale politique de la Centrafrique sous dominance des Jeunes Patriotes Anti-Balaka essentiellement chrétiens, animistes et athées, libérateurs et chasseurs des mercenaires de la séléka. Tous deux fruits de la manipulation de la France de Hollande. Séléka pour détruire les fondements de la République et rendre le pays ingouvernable.

Anti-Balaka par contre pour ramener l’ordre et réduire la puissance de feu des terroristes de la séléka au point même de provoquer le communautarisme en RCA. Hélas, le Forum de Brazzaville quand bien même faciliterait souhaitant-le le principe du cessez-le-feu entre des belligérants et pencherait en même temps sur la question politique en vue de dénouer aux difficultés du processus politique de la Transition qui a de la peine à faire le chemin, et ce, conformément aux points inscrits dans le Plan d’Action de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale-CEEAC pour la sortie de la crise centrafricaine.

Mais aujourd’hui les choses s’annonceraient bien claires du côté d’ennemis du peuple avec la reconduction du chef des seigneurs de guerre, Michel DJOTODIA à la tête de la nébuleuse séléka pendant l’Assemblée Générale du 04 au 10 juillet 2014 à Birao en Centrafrique de cette organisation terroriste pourtant épaulée semble-t-il par la France pour la guerre de pétrole en Centrafrique.

Donc, la présence de Michel DJOTODIA en sa qualité du Président à vie de la séléka au Forum de la réconciliation inter-centrafricaine prévu à Brazzaville au Congo ne ferait aucun problème.

Entre temps, du côté de l’Ancien Président François BOZIZE de surcroît victime d’un complot international en tout cas selon l’avis de certains observateurs politiques indépendants qui suivent de près l’évolution de la crise par le coup d’état du 24 mars 2013 rien ne serait pas encore précisé, s’il rehausserait aussi de sa présence à cette rencontre qui s’avérerait capitale en vue de dénouer cette crise qui a totalement miné son pays près de deux ans au jour d’aujourd’hui ?

L’Ancien Président BOZIZE malgré tout, dans le collimateur onusien pour son influence réelle ou supposée sur les Jeunes Patriotes exaspérés par les exactions des éléments de la séléka au départ constitués en Auto-défense, mais devenus plus que jamais un groupe armé bien organisé et tant bien que mal discipliné avec une capacité de frappe non négligeable, même le Ministre Français de la Défense Jean Yves Le Drian en visite pour la sixième fois sans succès en Centrafrique en a reconnu en déclarant que : « …nous avons sous estimé la capacité des Anti-Balaka… » .

Les Anti-Balaka iraient à Brazzaville sans leur présumé créateur et financier ? Mais si tel en serait le cas comment l’on pourrait parler d’un Forum inclusif ? Et si les sanctions onusiennes furent-elles légales ou pas contre François Bozizé n’auraient jamais contribué au retour à la normale dans le pays de B. Boganda comme estimées et qui seraient simplement de nature à complexifier la crise centrafricaine, il serait fondamentalement souhaitable de revenir objectivement sur ces mesures inefficaces prises à la va vite sans que cela puisse voir au préalable une étude solidement effectuée et naturellement prises sur des bases stratégiques et non juridiques à étouffer la raison afin d’éviter la bonne compréhension ou la meilleure lecture de la crise centrafricaine.

Mais à Malabo le 27 juin 2014 lors de la concertation des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEEAC en marge de la 23e session ordinaire de l’UA, ces derniers ont exhorté quand même à ce que l’Ancien Président François BOZIZE et sa famille soient convaincus de se joindre au processus de la réconciliation nationale en Centrafrique. On sait que le peuple centrafricain veut vaille que vaille voir les deux Anciens Présidents (François BOZIZE et Michel DJOTODIA) s’assoir face à face en vue de fournir des explications sur cette crise centrafricaine, mais au-delà des vœux ou souhaits des CHEFS D’Etat et de Gouvernement de la CEEAC est-ce que des dispositions ont été déjà prises pour que tous les vrais protagonistes nationaux soient tous présents à ces assises de Congo pour que ce Forum tant attendu ne soit seulement une perte de temps et qualifié de non événement, mais d’une étape nécessaire du processus de la réconciliation entre les Centrafricains divisés par le fait de cette interminable guerre fratricide déclenchée par le coup de force qui avait renversé l’ordre constitutionnel chèrement acquis le 24 mars 2013.

C’est pour quoi pour le peuple lambda qui paie aujourd’hui le lourd prix autrement dit victime d’un conflit fabriqué et imposé sollicite le Médiateur de la crise centrafricaine, Son Excellence Monsieur Dénis SASSOU NGUESSO, Président de la République du Congo Brazzaville de tout faire pour que le caractère inclusif de ce Forum soit réellement et objectivement respecté pour une réussite effective. Marc Polélé de Centrafrique




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