Centrafrique : des colonnes de la Séléka convergent depuis l’Est vers Bangui pour empêcher la tenue des élections

lafraternité.ober-blog.com / « C’est au moment de s’asseoir qu’on reconnaît la valeur des fesses », dit-on. A l’approche des élections, il y a deux types d’hommes politiques qui sont en train de faire parler d’eux. D’un côté, il y a ceux qui savent qu’ils ne sont rien, si le chaos actuel venait à être éradiqué. Il y a ceux qui, tant bien que mal, ont foi qu’il faut aller aux élections qui restent l’unique voie de sortie de crise. Mais comme on le sait tous, les impénitents sont toujours très forts en manipulation. Le nouveau plan d’attaque est à connotation terroristes. Il faut faire un maximum de carnage au sein de la population chrétienne afin de pousser cette communauté à la révolte de manière à ce que les élections ne viennent pas à se tenir.

slkUn grand mot d’ordre est donné depuis quelques jours à travers tout l’arrière pays à toutes les factions de la Séléka. Tous les combattants Séléka sont appelés à marcher sur Bangui. L’attaque doit commencer par la partie Est de la RCA qui n’est pas touchée comme les autres parties du pays et le point de chute, c’est Bangui. Mais le mode opératoire contenu dans ce mot d’ordre a quelque-chose de particulier. Il est demandé à tous les combattants Séléka de combattre cette fois-ci « Au nom d’Allah ». Il faut verser un maximum de sang et se sacrifier, car la récompense sera grande dans le ciel. Une fois, la convergence arrivée à Bangui, tout sera mis en œuvre pour que les élections ne se tiennent pas. Et à Bangui, les combattants qui sont déjà infiltrés au Km5, devraient se tenir prêts pour prendre la relève de ce grand ouragan qui arrive.

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’on est désormais de manière dévoilée dans une sorte de terrorisme. Et ceux qui en sont les ténors, ne pourront être des musulmans Centrafricains. Le terrorisme n’est pas Centrafricain même si tout s’apprend sur cette planète. On dit toujours que « tous les terroristes sont des musulmans » mais il faut reconnaître que « tous les musulmans ne sont pas terroristes » et les musulmans centrafricains ne sauraient être des terroristes. Ils sont pris en otage par une bande de mercenaires et la complexité de la situation aidant, ils ne sauraient faire autrement que de souffrir dans l’enclave du PK5. On espère bien qu’ils finiront par se décider pour mettre hors d’état de nuire ceux par la faute de qui ils sont en train de mourir.

Par delà tout, il y a de quoi faire un lien entre ce qui se trame dans l’arrière pays et ce qui se fait en ce moment à Bangui. Nous sommes dans des conditions identiques à celles de Décembre 2012 qui ont conduit à la chute de François Bozizé. En 2012, il y avait le FARE-2012 qui montait la pression au niveau de Bangui et réclamait une Transition qui pourrait permettre de sauver la RCA des eaux. Pendant ce temps, les Séléka commençaient à prendre des villes jusqu’à provoquer les accords de Libreville en Janvier 2013 et la chute de François Bozizé le 23 Mars de la même année. C’est ce schéma qui est en train d’être mis en place, même si sur le terrain les donnes sociopolitiques ont largement évolué et changé.

Dès lorsqu’il y a des gens qui s’activent à faire empêcher la tenue des prochaines élections, on doit se poser de sérieuses questions sur leur intention. N’a-t-on pas dit souvent que les Autorités de la Transition ne sont pas prêtes pour aller aux élections ? Qu’est-ce qui se passent pour que les mauvais danseurs mettent tout en jeu pour bloquer la tenue de ces élections ? Déjà trois ans que la MINUSCA et la Communauté Internationale se moquent des populations centrafricaines. Faut-il encore ajouter dix huit mois ou plus pour que perpétrer les massacres ? En tout cas, de jours en jours, les candidats se font enregistrer à l’ANE. Vont-ils laisser les criminels empêcher leur rêve de se réaliser ? Beaucoup d’amis se sépareront ici. Si Jésus n’arrive pas de main, nous les verrons.

Radamel Toquero

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