Centrafrique : des partis et associations politiques prennent position sur le processus électoral

Palais de républiquePlusieurs partis et associations et personnalités politiques indépendantes pensent qu'il est temps de se départir des traditionnelles position de principe sur les dates initiales des élections en Centrafrique.

Entre autres associations politiques et personnalités politiques indépendante, « Sauvons Le Centrafrique » avec Mboli-Goumba, ACDP avec Enock Derant Lakoué, le KNK avec Guenebem Christian ; ANC avec Maxime Kazagui, Kelemba -PDS avec Elie Doté ; RPR – parti du président du CNT, le PARC avec Raymond Mbadjiré, le PUR avec Noël Voungbo-Mbalé ; le MDREC de Joseph Bendounga,Londo avec Henri Pouzère, Jean Wilibiro Sako ; Charles Armel Doubane,… En un mot, une cinquantaine de partis, associations et personnalités politiques qui ont décidé de faire front commun.  Pourvu que ça dure et que ça préserve l'intérêt national…

« Les plateformes, partis, associations politiques et personnalités politiques constatent que les consultations populaires ne peuvent se tenir aux dates fixées car le maintien desdites dates menacerait la paix civile, l'unité nationale et l'intégrité territoriale », a déclaré Aurélien Simplice Zingas, président du présidium des plateformes à l'origine de cette prise de position.

Dans une déclaration rendue publique, les organisations ci-dessus citées ont relevé des failles aussi bien sur les plans technique, juridique, sécuritaire que politique.

Au plan technique, cette plate-forme relève que « l'avant projet de Constitution n'est pas encore transmis par le conseil national de Transition ; le  calendrier des opérations dont le premier tour est prévu le 18 octobre prochain n'est pas tenable ; le rythme et les performances de l’enrôlement des électeurs à ce jour ne permettent pas d'envisager la fin de cette opération dans les délais prescrits mettant en doute la fiabilité des résultats ».

Sur le plan juridique, les partis et associations politiques estiment que le décret portant découpage électoral a été pris en violation du code électoral réaménagé non encore promulgué et ne repose sur aucune réalité démographique, mettant en exergue un recensement général de la population récent et fiable. En plus, le recensement des réfugiés centrafricains n'étant pas budgétisé n'est pas encore programmé, tout comme le déplacement massif de la population non pris en compte.

La situation sécuritaire déjà « volatile et préoccupante s'est encore considérablement dégradée avec les derniers développements de Bambari, Bria, Dékoa, Mbrés, Grimari, Batangafo, Bour, Baboua, Carnot », note cette plateforme des partis et associations politiques.

Dans le domaine politique, l'absence de concertation et de consensus dans la gestion de la transition et notamment autour des questions électorales « n'est pas de nature à favoriser la sérénité et la sincérité du processus électoral », ont-ils relevé.

Comment, dans cette condition aller aux élections?, se sont-ils interrogés avant de préciser que "dans les jours à venir, la plateforme des partis, associations politiques et personnalités politiques indépendantes proposera un schéma centrafricain réaliste et inclusif de sortie de crise".

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