Centrafrique : Des urubus de la scène politique en transe

A la seule idée qu’ils vont devoir rendre compte du pillage des richesses de la Centrafrique, des anciens caciques ourdissent le lynchage médiatique du président fondateur de l’Undp, Michel Amine, fraichement investi par son parti comme candidat à la présidentielle 2015.

prési-multiplie_les-contactsMichel Amine est de retour en Centrafrique. Le samedi 08 novembre 2014, son appareil politique, l’Union nationale pour la démocratie et le progrès (Undp), l’a investi comme candidat à la prochaine élection présidentielle. Une décision historique à retenir comme principale articulation des assises du premier Congrès ordinaire de l’Undp.

C’est le mardi 04 novembre 2014 que Michel Amine a débarqué à Bangui en provenance de Paris.  De l’aéroport international de Bangui à sa résidence, l’Undp et son jeune leader se sont livrés à une véritable démonstration de force populaire. Des milliers de Centrafricains de tout bord sont descendus dans les rues de la capitale ce jour-là pour lui offrir un accueil triomphal et retentissant. Sa popularité en forte progression, selon les observateurs avertis, lui assure une longueur d’avance sur la vielle garde politicienne centrafricaine ; quatre mois seulement après son entrée dans l’arène politique.

Homme de contact et de dialogue

L’agenda de Michel Amine à Bangui est meublé d’incessantes audiences dans sa résidence ; en dehors des réunions liées au premier congrès ordinaire de son parti politique. Les forces vives du pays viennent tour à tour à sa rencontre. Il a par exemple eu un long conciliabule avec les maires des huit communes d’arrondissements de Bangui ainsi que ceux des communes de Bimbo et Begoua qu’il a reçu à déjeuner. Les chefs traditionnels et chefs de quartiers de la capitale spontanément partis à sa rencontre font état d’un homme sage, à l’écoute et mu par la volonté d’apporter le changement en Centrafrique. Ces échanges participent d’un large dialogue consensuel qu’il a engagé en juillet dernier lors de sa rentrée politique pour un retour à la paix et la réconciliation nationale. L’on se souvient qu’il a entretenu la diaspora centrafricaine résidant en France sur ces préoccupations le 28 octobre dernier à Paris.

L’intensité des actions de Michel Amine qui lui valent une aura grandissante auprès de ses compatriotes, affolent manifestement ses ennemis. L’on assiste au réveil de des urubus de la scène politique centrafricaine. Par exemple dans le sillage du Congrès ordinaire, l’on aura lu et entendu toute sorte d’inepties. Il y a par exemple ce courriel dont le contenu nous révèle un auteur au profil de déséquilibré mental. « Michel Bagaza Amine est partit pour Bangui avec un féticheur béninois qui s'appelle Malick Dadameh ce féticheur avait  pour mission première d'en finir avec Doléguélé… L'autre mission est que le féticheur Dadame se fasse acheter la nationalité centrafricaine par Bagaza Amine et qu'il aille convaincre l’électorat musulman et il doit aller avec Bagaza en province pour le tremper afin qu'il gagne les présidentiels. Bagaza est financé par la mafia bulgare pour réussir voyage avec le féticheur dadame qui doit  faire disparaitre ses adversaires.»

Que retenir de ce torchon d’élucubrations ? Rien en tout cas, si non l’identité du commanditaire que le pire des fous n’aura aucun mal  à déceler.

Leurs hurlements de hiboux sont inaudibles dans la clameur de joie et d’espoir que suscite le président national de l’Undp. Mais ces félons de la patrie centrafricaine ont opté de jeter leurs dernières forces dans un combat à mort à la seule idée qu’ils devront inéluctablement rendre compte un jour aux Centrafricains du pillage en bande organisée des richesses de ce pays dont ils ont assuré à divers niveau la gestion par le passé. Comme d’habitude donc, leur parade se trouve dans le net et les réseaux sociaux, qu’ils investissent malicieusement avec toutes sortes de canulars et d’affabulations contre le président national de l’Undp.

La saga Michel Amine quant à elle se poursuit pourtant. Impavide. Sans coup férir. Selon le programme officiel rendu public lors des assises du Congrès ordinaire, c’est le mardi 11 novembre 2014 que le président national de l’Undp repartira en France, interpelé par des obligations professionnelles. On attendra donc en vain le prétendu emploi du temps que les urubus politiciens lui prêtent en Centrafrique.

Melchior kibanda

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