Centrafrique : d’étranges bruits de bottes dans les zones forestières du Sud-ouest ?

Kangbi-ndara.com / Des hommes armés supposés être des hommes de l’ancien Président François Bozizé ou de l’agroindustriel centrafricain Pascal Bida Koyagbélé sillonneraient furtivement les forêts de la Mambéré Kadéï et de la Lobaye (Sud-Ouest). De sources « off », le Quai d’Orsay aurait consigné des frappes sévères pour parer toutes éventualités.

armeeeeD’après les informations de Kangbi-ndara, recueillies auprès de diverses sources anonymes, les soldats français mandatés pour pacifier la République centrafricaine, sous la bannière de l’Opération Sangaris, traceraient depuis quelques semaines un effectif de 1500 hommes armés introduits par petits groupes en territoire centrafricain. Ils auraient transité par l’Ile de Libènguè, (Sud-est de la Centrafrique) où ils auraient abandonné quelques vides caisses de minutions et du matériel militaire de fabrication américaine. Ils se dirigeraient vers les zones forestières du Sud-Ouest notamment la Lobaye et la Mambéré Kadéï. Aucun habitant desdites zones contacté par Kangbi-ndara ne confirme encore cette présence.

Toutefois, à en croire les sources sus mentionnées, ces hommes appartiendraient à François Bozizé ou à Bida Koyagbélé car, parmi eux, les services de renseignement de la Sangaris auraient identifié d’anciens éléments de la garde rapprochée de Bozizé. D’autres canaux d’informations estiment qu’une partie serait des hommes apprêtés depuis janvier 2014 par Bida Koyagbélé, dans une éventuelle plantation à Karawa, Province de l’Equateur en RDC pour mener une révolution en République Centrafricaine. Canular ou menace réelle ? Or, du milieu politique centrafricain, cette information n’est pas une banale rumeur en raison des agitations continues de Bida Koyagbélé depuis son lieu d’exile en Afrique du Sud.

L’on spécule à Bangui que Paris aurait fermement instruit la Sangaris d’agir avec puissance de feu au cas où ces intrus, tenteraient d’entreprendre des actions militaires visant à déstabiliser la transition dirigée par Catherine Samba-Panza.

Rappelons qu’en fin juin 2012, Radio Ndeke Luka (RNL), station privée émettant à Bangui et dans quelques villes de provinces, signalait, sur son site web, une présence d’hommes armés inconnus dans la localité de Markounda (Nord). Une intrusion confirmée par les habitants mais que le régime de Bozizé avait prise à la légère. Quelques mois plus tard (le 10 décembre 2012) la « Bozizie » s’était vue attaquer brusquement par l’ex-rébellion de la Séléka (Alliance) depuis Birao dans la Préfecture de la Vakaga. Le 24 mars 2013, la Séléka dirigée par Michel Djotodia réussissait à chasser François Bozizé du pouvoir basculant ensuite la République centrafricaine dans un chaos qu’elle peine à en sortir. Depuis la démission de Djotodia en janvier 2014 et succédé par Catherine Samba-Panza un mois plus tard, en dépit de la forte présence des forces internationale,  la majeure partie du pays reste jusqu’aujourd’hui occupée par l’ex-Séléka.

Béranger Piwé

Comments

comments